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Lait de brebis : la filière demande une aide pour les éleveurs

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Dans les principaux bassins de production de lait de brebis, en Occitanie et dans les Pyrénées-Atlantiques, les éleveurs ont perdu 27 % de leurs revenus en 2022, selon l’Institut de l’élevage (Idele). La faute à une forte augmentation de leurs charges avoisinant 18 % sur la campagne 2021-2022. Les prix de vente du lait et de la viande n’ont pas suivi, avec des hausses respectives de +2,3 % et +8,3 %. Face à cette situation, l’association à vocation interprofessionnelle France brebis laitière (FBL) demande aux pouvoirs publics de débloquer une « aide exceptionnelle » à destination des producteurs de lait. Un premier appel adressé en octobre au ministre de l’Agriculture est resté sans réponse. L’association avait alors chiffré les besoins des producteurs à un soutien de 100 €/1 000 l, soit une enveloppe globale de 30 M€. « L’enjeu est de maintenir les exploitations et d’assurer le renouvellement des générations », affirme l’animateur de FBL, Sébastien Bouyssière.

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Des hausses d’environ 10 % du prix du lait ont été négociées pour la campagne 2022-2023 entre les producteurs et les transformateurs. Mais les coûts de production pourraient encore augmenter en 2023, signale Sébastien Bouyssière. Les industriels font face à une difficile équation : augmenter encore le prix payé aux producteurs, et donc les prix en rayon, au risque de perdre les consommateurs qui se détournent des produits les plus onéreux. Positionnée sur des produits « plaisir », la filière a fortement souffert des arbitrages de consommation. Les ventes de fromages pur brebis ont reculé de 7 % en volume, contre -5,5 % pour les fromages de vache. Les ventes de l’emblématique roquefort ont même fléchi de 10 %. Seuls les fromages à salade de types feta, moins chers et plébiscités pendant les beaux jours, tirent leur épingle du jeu avec une légère hausse des ventes (1 %).

La filière a fortement souffert des arbitrages de consommation