En lait conventionnel de plaine, le prix de revient progresse de 14 %, selon l’indicateur Idele publié par le Cniel.
Les indicateurs de coût de production et de prix de revient portant sur l’année 2023, publiés récemment par le Cniel (interprofession laitière), sont en hausse. Pour une exploitation bovin lait de plaine en conventionnel, le coût de production s’élève en moyenne à 615 €/1 000 l et son prix de revient à 485 €/1 000 l soit une hausse de 14 % par rapport à 2022. Pour les exploitations conventionnelles de montagne, ils sont de 762 €/1 000 l et 571 €/1 000 l (+ 12 %). Pour référence, le prix moyen du lait conventionnel à teneurs réelles est actuellement autour de 460 €/1 000
Concernant les exploitations en lait bio de plaine, ils sont de 787 €/1 000 l et 554 €/1 000 l (+ 7 %) et, pour les exploitations bio de montagne, ils sont de 946 €/1 000 l et 682 €/1 000 l (+ 8 %). Les éleveurs demandaient une mise à jour rapide de l’indicateur, calculé par l’Idele selon une méthode validée par le Cniel, avant les négociations entre les industriels et la grande distribution. « Il faut que les conditions générales de vente qui seront envoyées à partir du 1er novembre prennent en compte ce nouveau coût de production », a affirmé le président de la FNPL (producteurs de lait, FNSEA) Yohann Barbe, à l’occasion de la conférence de presse du syndicat au Space, le 18 septembre.
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Les industriels « questionnent » l’indicateur
« Je ne pense pas que le prix du lait soit amené à baisser, loin de là », a réagi le président-directeur général de la Fnil (laiteries privées) François-Xavier Huard, lors d’une conférence de presse du 24 septembre. Cependant la Fnil « questionne » l’évolution de l’indicateur du prix de revient. Elle estime qu’en « pratique » le calcul des indicateurs de prix de revient et de coûts de production par Idele « diverge de la méthodologie » adoptée par le Cniel en 2019. La Fnil remet notamment en cause la représentativité de l’échantillon d’éleveurs et le « décalage dans le temps » entre les données exploitées et la situation actuelle. Concernant la prise en compte de l’indicateur lors des négociations avec les organisations de producteurs, François-Xavier Huard met en avant « qu’un indicateur de référence n’est pas un indicateur obligatoire ». De plus, « cet indicateur, pour nous, n’est pas un indicateur interprofessionnel, même s’il apparaît dans un tableau du Cniel », affirme-t-il. Selon la Fnil, « il ne faudrait pas laisser penser que c’est un indicateur de référence ».