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Lait sans abattage : premières preuves de concept

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Bien avant les œufs « qui ne tuent pas la poule » de la start-up Poulehouse, deux exploitations françaises se sont lancées dans le lait de chèvre sans abattage – et une troisième plus récemment. Difficilement généralisable en l’état, leur expérience pourrait servir de prototype pour une nouvelle segmentation de la filière laitière face à un marché végétarien grandissant (voir notre enquête complète dans le dernier numéro d'Agra Hebdo. 

Sans se concerter, Aline de Bast (Côte d’Or), Alexandra Dupont (Touraine) et Jean-Yves Ruelloux (Morbihan) ont arrêté d’envoyer leurs chevreaux à l’abattoir. Cela s’est fait de manière abrupte, dès leur installation en 2014 et 2011 pour les deux premières, et plus doucement, en fin de carrière pour le second, qui a fait l’objet d’un reportage de France Culture en 2019.

Sans tarissement, la durée de lactation moyenne est de quatre à cinq ans chez Alexandra Dupont, moyennant une production faible, d’environ deux litres par jour, contre quatre litres pour une chèvre en début de carrière. De son côté, Jean-Yves Ruelloux semble afficher de meilleurs résultats, mais nous n’avons pu le joindre pour le vérifier.

Dans la ferme des Croq’Epines d’Alexandra Dupont, la durée de vie des chèvres est d’une dizaine d’années. Si bien que le troupeau d’Alexandra est retombé sur l’équilibre suivant: 100 chèvres « productives » (chevrettes, boucs, chèvres en lactation et en attente de reproduction), contre 100 animaux « à la retraite » (chèvres taries et boucs castrés).

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