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Laiteries : Even à fond sur le carbone

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La coopérative laitière de Ploudaniel (Finistère) propose depuis le début de l’année à l’ensemble de ses 600 fermes adhérentes (1 100 producteurs pour 411 millions de litres de lait) de réaliser le diagnostic carbone Cap2er de niveau 2 de l’Idele et d’engager un plan d’action. Les éleveurs peuvent ainsi prétendre à une prime de 4,50 euros pour 1 000 litres correspondant au respect de trois niveaux d’engagement dans le cahier des charges « maison », Passion lait. Depuis 2020, ce dispositif était réservé aux jeunes – 36 diagnostics réalisés. Depuis son extension à toutes les tranches d’âge au début 2023, 44 diagnostics supplémentaires ont été réalisés.

Depuis plusieurs années, la coopérative s’inscrit dans une trajectoire de réduction des émissions de gaz à effet de serre de sa production « pour répondre aux questionnements des clients de Laïta », précise Even. De fait, la démarche concerne les deux autres coopératives actionnaires du groupe propriétaire des marques Paysan Breton et Madame Loïk – 2 460 fermes, 1,4 milliard de litres de lait. Mais c’est Even qui fait office de poisson-pilote. Dans ce dossier, la coopérative finistérienne n’est pas partie d’une feuille blanche. À partir de 2015, elle a cherché à sensibiliser ses producteurs au carbone en généralisant un Cap2er de niveau 1 dans la quasi-totalité des fermes. 99,7 % des fermes ont été diagnostiquées.

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« À l’automne dernier, nous nous sommes rapprochés de l’Idèle pour adapter le référentiel de niveau 2 à la ferme moyenne Laïta (80 vaches laitières, 600 000 litres, 73 hectares de SAU, 30 % de maïs dans la surface fourragère) », explique Catherine Wendling, responsable de la vie coopérative. Ce diagnostic identifie les principales sources d’émissions et propose des leviers d’action : âge au premier vêlage, taux de renouvellement du troupeau, quantité de concentrés, azote épandu… Even n’a pas d’objectifs chiffrés, si ce n’est d’atteindre le maximum d’éleveurs.

Une prime de 4,5 euros les 1 000 litres