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Pac après 2013 L’Allemagne a « bon espoir » de parvenir à une position commune avec la France

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La ministre allemande de l’Agriculture et de la Protection des consommateurs, Isle Aigner a « bon espoir » de parvenir à une position commune avec la France sur la Pac d’ici à septembre, a-t-elle expliqué, le 20 juillet, lors d’une conférence de presse commune avec Bruno Le Maire, à Paris. Répondant à l’invitation du ministre français qui trouve « formidable » de travailler avec son homologue allemande, elle a toutefois précisé qu’il restait « différents points à régler en interne au gouvernement allemand». Elle a insisté sur « la coopération franco-allemande qui a déjà fait ses preuves dans la crise du lait ».

Prévenir plutôt que guérir. Tel est l’adage que Bruno le Maire entend appliquer à la délicate négociation sur la Pac après 2013. La France et l’Allemagne sont résolus à défendre une « position commune » en septembre prochain, a-t-il expliqué le 20 juillet, dans une conférence de presse où il partageait la vedette avec son homologue allemande Isle Aigner. « C’est un changement majeur dans les relations entre la France et l’Allemagne », a-t-il ajouté. Même si le couple franco-allemand a souvent été dans l’histoire récente un moteur de la construction agricole, les relations n’ont pas toujours été simples. L’accord Chirac-Schroeder sur la Pac en 2004 fut une vraie surprise qui a, pour finir, réussi à sauver le budget de la première politique de l’UE.

Confiance

« Nous avons déjà parcouru un long chemin et vaincu de nombreuses difficultés », a résumé la ministre allemande, se disant « confiante » sur la capacité des deux pays à présenter d’ici septembre un texte commun. La difficulté est bien de définir une proposition commune « dans les détails où le diable se niche », a souligné Bruno Le Maire. « On va parler d’argent et d’aides directes, des sujets difficiles qui engagent les financements publics », a-t-il ajouté. Dans un second temps, « cette proposition sera une base de discussion avec les autres États membres », a-t-il ajouté. Et, évidemment, Bruno Le Maire souhaite fédérer le plus grand nombre de pays autour de ce projet mené par deux Etats qui représentent un tiers de la production agricole européenne. « Ce qui n’est pas quantité négligeable », a-t-il conclu. « Un long chemin est encore devant nous, a souligné la ministre allemande. S’entendre à 27 pays est encore plus difficile ».

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