Saisie par le ministère de la Santé afin de mesurer l’évolution des allergies et d’identifier les nouveaux allergènes, l’Anses vient de publier ses recommandations dans un avis publié le 15 février. Face à un manque de données disponibles, l’agence recommande non seulement une amélioration des dispositifs de recueil de données relatives aux allergènes alimentaires, mais aussi une meilleure information des médecins et des consommateurs, ainsi qu’une mise à jour régulière de la liste des allergènes alimentaires pour mieux prévenir le risque d’allergie grave.
Saisie par le ministère de la Santé afin de mesurer l’évolution des allergies et d’identifier les nouveaux allergènes, l’Anses vient de publier ses recommandations dans un avis publié le 15 février. Face à un manque de données disponibles, l’agence recommande non seulement une amélioration des dispositifs de recueil de données relatives aux allergènes alimentaires, mais aussi une meilleure information des médecins et des consommateurs, ainsi qu’une mise à jour régulière de la liste des allergènes alimentaires pour mieux prévenir le risque d’allergie grave.
Moins connus que les allergènes "classiques", certains aliments comme le kiwi, le sarrasin ou le lait de chèvre sont à l’origine d’allergies graves chaque année en France, a pointé Anses, dans un avis publié le 15 février 2019. L’agence sanitaire recommande notamment d’améliorer l’information aux médecins et aux consommateurs afin d’éviter les risques. Actuellement, seuls 14 allergènes figurant sur une liste établie par l’Union européenne doivent obligatoirement être signalés sur l’emballage des produits : c’est notamment le cas des fruits à coque (noisette, noix, amande, etc.), de l’arachide, des crustacés ou encore du lait et des œufs.
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Or, d’après les cas recensés depuis 2002 par le Réseau d’allergo vigilance (RAV), le sarrasin et le lait de chèvre ou de brebis ont causé tous les deux au moins autant d’allergies graves que les mollusques et le soja (une soixantaine de signalements en 16 ans), explique l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation. Quant au kiwi, au pignon de pin et à l’alpha-galactose, un glucide présent dans la viande de mammifères, ils sont tous à l’origine de plus de 1 % des cas d’allergie graves recensés, soit une fréquence plus importante que la moutarde et les sulfites, dont la déclaration est obligatoire.
Ces chiffres restent partiels, car ils ne recensent que les cas les plus graves (anaphylaxie alimentaire sévère) et leur déclaration n’est pas obligatoire, mais ils sont suffisamment importants pour inciter l’Anses à recommander "la mise à jour régulière de la liste des allergènes alimentaires qui doivent être signalés afin de mieux prévenir le risque d’allergie grave".
Et pour pallier le "manque de données" disponibles sur le sujet, "notamment en raison des limites méthodologiques et de la diversité des méthodes utilisées", l’Anses recommande aux pouvoirs publics d’améliorer les dispositifs de recueil de données relatives aux allergènes alimentaires, ainsi que l’évaluation de l’incidence ou de la prévalence des allergies, afin de mieux orienter les études et recherches sur les allergies alimentaires". Elle préconise également d’évaluer l’efficacité des dispositifs mis en place pour informer les personnes allergiques dans la restauration collective et commerciale (ergonomie, accessibilité de l’information, pertinence des produits soumis à obligation d’information…).