Un collectif réunissant les interprofessions lait, viande, oléoprotéagineux, et fruits et légumes, une fédération de nutritionniste ainsi que trois organisations de la restauration collective s’oppose à la publication de l’avis rendu le 25 septembre par l’Anses sur la révision de l’arrêté de 2011 relatif à la qualité nutritionnelle des repas servis dans le cadre de la restauration collective. Pour rappel, cette révision est attendue depuis 2022. Dans un courrier envoyé au Premier ministre Sébastien Lecornu le 3 octobre, que publie Agra presse, ils estiment que cette évaluation remet en cause « les nombreux mois de travail » de co-construction au sein du Conseil national de la restauration collective (CNRC). Et d’ajouter qu’elle a été présentée de manière « superficielle », à deux semaines de l’arbitrage final sur le projet de révision, le 7 octobre.
Selon plusieurs sources proches du dossier, l’avis de l’Anses préconiserait « des baisses drastiques » de certaines recommandations, en particulier sur la fréquence de consommation des produits laitiers. Plus précisément, contrairement à l’arrêté de 2011, l’Anses ne prévoit plus la présence d’un produit laitier pour la quasi-totalité des repas scolaires. L’avis évoquerait également une réduction de la viande, sans que nous n’ayons pu avoir accès à des chiffres précis. Pour les signataires du courrier envoyé à M. Lecornu, ces recommandations ne tiennent pas compte, en outre, « de la couverture des besoins nutritionnels des enfants » ; ils jugent « inconcevable » que l’avis de l’Anses soit annexé au projet de révision de l’arrêté de 2011. Ils appellent le gouvernement à laisser le groupe de travail « nutrition » du CNRC le temps de l’analyse et du débat pour parvenir « au meilleur arbitrage possible sur le projet de révision de l’arrêté ».
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JJ