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Pac L'APCA déploie son lobbying à Bruxelles

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Les chambres d'agriculture déploient leur lobbying à Bruxelles, assurait le 15 avril l'APCA (Assemblée permanente des chambres d'agriculture), qui se veut particulièrement active sur la mise en œuvre du 1er pilier de la Pac, du développement rural, avec aussi dans le viseur leurs futures réformes.

« Notre dispositif est en place », a déclaré le président Guy Vasseur le 15 avril, indiquant la présence de trois représentants au Copa (Comité des organisations professionnelles agricoles de l'UE) et au Comité économique et social européen, en plus d'un bureau permanent. Et de regretter en parallèle une « perte d'influence de la France dans toutes les instances de l'UE ». Un constat qui concerne notamment le Parlement européen, à propos duquel « l'objectif est de travailler plus fort avec les deux principaux groupes politiques, d'alimenter en permanence les eurodéputés » sur les sujets agricoles (Pac, fin des quotas laitiers, agriculture bio, traité de libre-échange transatlantique…).

Une Commission européenne plus politique

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Pour davantage influer sur la Pac, l'idée est d'anticiper la prochaine réforme : « On va essayer de mieux faire, c'est-à-dire travailler en amont, avant l'écriture de la Pac 2020 », a confié le vice-président Claude Cochonneau. Cela passe entre autres par « convaincre d'autres pays » européens pour en faire des alliés. Et concernant les déclinaisons nationales, l'APCA promet d'« agir pour que la Pac soit supportable par les agriculteurs ».

Ce lobbying visiblement plus offensif intervient après le renouvellement de la Commission européenne. L'institution est jugée plus politique, avec une orientation libérale. « La Commission prend une dimension politique plus forte », a noté Guy Vasseur. L'APCA y voit une occasion de « taper dans un tabou » en remettant sur la table des négociations le développement du système assurantiel.