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Régions L'Aria Auvergne-Rhône-Alpes gagne 60 adhérents

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L’année 2016 a été marquée par la réunion des deux associations, l’Uriaa Auvergne et l’Aria Rhône-Alpes. La nouvelle entité se réorganise pour travailler en relais sur l’ensemble du grand territoire Auvergne-Rhône-Alpes, troisième région de France pour l’industrie agroalimentaire. L’association réunifiée a attiré soixante nouveaux adhérents, pour atteindre 200 membres. Elle mise sur 300 adhérents dans les deux ans.

« Les accords de Feurs, passés le 5 janvier 2016, ont lancé le processus de rassemblement des deux entités suite à la mise en place de la nouvelle grande région, expose Jean-Claude Guillon, président de l’Aria Auvergne-Rhône-Alpes. L’Uriaa Auvergne comptait 110 adhérents. L’Aria Rhône-Alpes 30. Nous atteignons aujourd’hui 200 membres aux profils variés et représentatifs du paysage industriel régional : de très grosses industries, organisées, mais qui souhaitent maintenir des liens avec les professionnels locaux ; des PME et des TPE qui ont davantage de besoins dans l’accompagnement au développement. »

L’Ariaa Auvergne-Rhône-Alpes décline trois grandes actions : la représentation des entreprises agroalimentaires locales auprès des instances nationales ; l’accompagnement des entreprises sur des sujets comme l’usine du futur, les circuits courts agro-industriels, l’international ; la mise en réseau des entreprises du territoire. Pour cela, l’organisme s’appuie sur trois permanents installés en Auvergne, un autre à Lyon et des relais sur l’ensemble du territoire pour favoriser la proximité.

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Organisée, l’Ariaa Auvergne-Rhône-Alpes compte déployer ses projets pour attirer de nouveaux adhérents et atteindre « 300 membres dans les deux ans », pronostique Jean-Claude Guillon. Parmi ceux-ci, la mutualisation logistique sur les bassins économiques de Clermont-Ferrand, de Drôme-Ardèche et de Savoie ; la sensibilisation des prescripteurs comme Pôle emploi ou les conseillers d’orientation pour insister sur l’attractivité des métiers de l’industrie agroalimentaire ; le développement des circuits courts agro-industriels pour des raisons économiques, d’emplois, de lien avec les consommateurs… Un des sujets phares des prochains mois est la mise en place d’un outil numérique de modélisation pour l’usine du futur. « L’industrie française est plutôt en retard pour la robotisation de ses lignes de production avec 3 000 robots en service contre près de 20 000 en Allemagne, avance Jean-Claude Guillon. L’outil de modélisation dont le projet est piloté par des directeurs industriels adhérant à l’Ariaa Auvergne-Rhône-Alpes vise à proposer un outil permettant à l’entrepreneur de simuler et d’impliquer son personnel dans l’évolution de son site industriel en intégrant toutes les composantes de flux, de rentabilité, d’organisation, avant d’investir. » Un prototype est prévu pour fin 2018.

10 milliards d’euros de chiffre d’affaires

Les industries agroalimentaires d’Auvergne-Rhône-Alpes dégagent un chiffre d’affaires annuel de 10 milliards d’euros et emploient 40 500 salariés, ce qui positionne la région à la troisième place (derrière la Bretagne et les Pays de la Loire). Le chiffre d’affaires a augmenté de 2,5 % depuis 2009. Selon l’Ariaa, les emplois se concentrent dans l’industrie des viandes (24 %), de l’industrie laitière (17 %), des produits de boulangerie (13 %) et des boissons (12 %).