Si l’assurance récolte ne se met que progressivement en place en Europe, il existe une forme d’assurance agricole plus répandue : l’assurance du bétail. En Allemagne, la société R+V propose une assurance qui couvre la mortalité du bétail mais aussi les pertes d’exploitation liées à cette mortalité ou à une maladie qui peut provoquer des perturbations dans les échanges. L’indemnisation est fonction de la différence entre la marge brute réalisée et une marge brute jugée normale.
Ce préjudice est déduit d’une franchise, le solde correspondant à l’indemnisation. Résultat : près de 35 % des bovins sont assurés en Allemagne, 14 % des porcins et 21 % des truies. À cette assurance s’ajoutent évidemment des indemnisations d’État. En France, les assurances sont beaucoup moins développées, constate François de la Guéronnière, directeur des affaires financières au ministère de l’Agriculture. Des indemnisations publiques (cofinancées à 50 % par l’UE) sont prévues dans le cadre de mesures vétérinaires ou de dispositifs de solidarité. De plus, les groupements de défense sanitaire (FNGDS) ont développé un système de soutien mutuel pour certaines grandes maladies intervenues récemment. Des financements sont également envisagés pour les mesures de vaccination. Aux Pays-Bas, une indemnisation est prévue par un fonds cofinancé par les agriculteurs et par les pouvoirs publics. C’est également une taxe à la production, obligatoire, qui finance un fonds au Danemark. Celui-ci est entièrement contrôlé par les agriculteurs mais l’organisation de ce fonds est encadrée par l’État.
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Il a des missions qui dépassent le cadre de l’indemnisation : prévention, marketing et promotion, formation, conseils, etc.