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LCA veut créer un fonds obligataire de 300 M€ pour les coopératives

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À l’occasion de sa conférence de presse de rentrée le 3 septembre, la Coopération agricole (LCA) a annoncé le lancement d’un fonds obligataire intitulé Coopagri destiné à financer les coopératives agricoles. Le gestionnaire sera la filiale du Crédit agricole Idia, qui a pour mission de lever 300 millions d’euros (M€), auprès d’investisseurs institutionnels. Alternative à l’augmentation de capital ou à la dette bancaire, ces obligations auront une durée de 8 à 12 ans, et seront proposées, comme des quasi-fonds propres, à des coopératives dont le chiffre d’affaires est compris entre 50 M€ et 1,5 Md€.

En parallèle, le fonds d’investissement dans l’agroalimentaire, promis en 2023 dans nos colonnes par le ministre de l’Industrie Roland Lescure, arrive, après deux ans « de tergiversation » en phase de mise en œuvre, a indiqué le président de LCA, Dominique Chargé. La contribution de 200 M€ de BPI France a été sanctuarisée au printemps, et une entreprise gestionnaire a été récemment choisie qui doit aussi réaliser une levée de fonds de 300 M€ auprès de bailleurs privés, pour atteindre la somme de 500 M€ promise par le ministre. L’objectif était de « financer de la croissance organique, notamment à l’export, ou des opérations de fusion-acquisition, en intervenant par des fonds propres dans le capital des entreprises », expliquait le ministre en 2023.

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Les deux initiatives doivent permettre aux coopératives de faire face à d’importants besoins d’investissement, selon LCA. Les adhérents interrogés par LCA auraient investi 3,6 milliards d’euros en 2024, et projetaient 3,5 milliards en 2025. Sur les trois prochaines années, 10 milliards sont annoncés, dont 50 % dans la « compétitivité » et 30 % la « transition ». Mais « les besoins sont évalués au double », selon Dominique Chargé. L’agriculteur a appelé les pouvoirs publics à la « stabilité » : « Nous avons besoin d’un budget, avec une réduction des dépenses », sans augmentation des impôts sur les entreprises, précise-t-il.

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