Le leader français de la volaille a bien terminé son dernier exercice clos le 29 février 2020, grâce notamment aux acquisitions et au bon déroulement des ventes de fin d’année. LDC a donc confirmé son objectif d’un résultat opérationnel courant de 200 M€, qui devrait être publié le 27 mai prochain. Si la période actuelle liée au Covid-19 entraîne un ralentissement de l’activité au niveau global du groupe, celui-ci reste néanmoins confiant dans sa capacité à passer cette épreuve.
Le volailler LDC a annoncé une croissance de 7,2 % de son chiffre d’affaires à 4,4 Mrd€ lors de son exercice 2019/2020 (clos le 29 février), tiré par ses relais de croissance. Sur le pôle volaille France, avec l’intégration des activités de la Société Ramon (depuis le 1er juin 2019) et celles de la Société Luché Tradition Volailles (à compter 1er décembre 2019), les ventes ont bondi de 4 % (+1,2 % à périmètre identique) à 3 Mrd€. Et les ventes sur la période clé des fêtes de fin d’année au quatrième trimestre se sont bien déroulées. À l’international, les ventes marquent une hausse de 33,9 % à 473 M€, grâce aux contributions de Tranzit en et Kiplama en Belgique. À noter qu’à périmètre identique et taux de change constant, « le chiffre d’affaires progresse de 9,6 % avec des volumes en progression de 10,4 %. » Enfin, le pôle traiteur poursuit sur un bon rythme, avec une progression des ventes de 4,6 % à 644,9 M€, portées « par la dynamique commerciale sur les produits à marque et l’activité surgelés qui continue de se développer ». Ainsi, « au regard du bon niveau des ventes enregistré sur la période clé des fêtes de fin d’année », précise-t-il dans son communiqué du 8 avril, le groupe confirme son objectif d’un résultat opérationnel courant de 200 M€ pour l’exercice écoulé (contre 190,1 M€ dégagé lors de son exercice 2018/2019). Les résultats annuels doivent être publiés le 27 mai prochain.
Faisant le point sur le contexte de crise actuelle, LDC explique avoir pris toutes les mesures nécessaires auprès de ses équipes pour poursuivre son activité, afin notamment « de répondre au surcroît d’activité constaté en GMS (près de 50 % du chiffre d’affaires du groupe), lors des premières semaines de confinement », souligne-t-il. Une demande marquant un net recul des produits de spécialités (canard, pintade, etc.) et des produits de consommation individuelle (plats cuisinés et sandwichs), mais un très bon niveau d’activité sur les produits traditionnels (poulets labels) et les produits de services (nuggets, cordons bleus). Les circuits RHD sont en revanche très pénalisés, et la réaffectation des outils au bénéfice des activités GMS n’a pas été possible partout.
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Globalement, tout ceci se traduit « par une activité en retrait à l’échelle du groupe, tant en France qu’à l’international ». Néanmoins LDC, outre « la résilience de son modèle et de ses positions de marché », s’appuie également « sur une situation financière solide », de quoi lui permettre « d’être confiant dans sa capacité de résistance ».