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FNPF Le 2e pilier pourrait contribuer à financer la rénovation du verger

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Le 2e pilier de la Pac pourrait contribuer au financement de la rénovation du verger français, a indiqué Luc Barbier, président de la Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF), le premier jour du congrès de la FNPF, le 30 janvier à Lyon. La rénovation du verger est une des pièces de la stratégie de qualité que vise la FNPF, dans l'objectif d'inverser la tendance aux délocalisations et de dégradation de la valeur des produits, thème de ce congrès 2014.

DIVERSIFIER et surtout accroître les soutiens à la rénovation du verger français par une contribution du 2e pilier de la Pac via les régions : un dossier en bonne voie pour les producteurs de fruits. C'est ce qu'a affirmé Luc Barbier, président de la FNPF, à l'ouverture du congrès 2014, le 30 janvier à Lyon.

Jusque-là, la ligne budgétaire de rénovation du verger est de 4,3 millions d'euros par an, distribués par FranceAgriMer. Une somme équivalente, qui proviendrait des régions, s'ajouterait à ce montant, espèrent les producteurs. Les régions sont autorités de gestion du Feader, le Fonds européen agricole pour le développement rural. Elles auraient toute latitude pour insérer leurs propres critères. Par exemple les régions prioritaires sont celles dont les vergers d'abricots ont été décimés par la sharka, virus fatal aux arbres fruitiers à noyaux (pêchers, abricotiers, pruniers). Mais les producteurs, conscients du risque de distorsions entre régions, souhaitent un contrôle national : « Il faut rapprocher le plus possible ce dossier des services de l'État. Nous voulons garder un cadre national à ce dossier, pour arriver à une enveloppe nationale », a ajouté Patrick Trillon, président du conseil spécialisé des fruits et légumes et pommes de terre de FranceAgriMer.

« Nous espérons sauver les 4,3 millions » existants, a précisé Luc Barbier. La somme totale allouée à la rénovation du verger serait de 9 millions d'euros. « Après un désaccord entre le ministère de l'Agriculture et les producteurs, les discussions ont abouti à un consensus sur l'aide à la rénovation. Mais le dossier n'est pas bouclé », a précisé le président de la FNPF. Si ce montage est finalisé, ce sont donc environ 9 millions d'euros dont bénéficieraient les producteurs chaque année, de 2015 à 2021.

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Une séance de benchmarking sur le thème de la relocalisation des productions

Le premier jour de son congrès, la FNPF a organisé une table ronde sur le thème de la relocalisation des productions afin de s'inspirer des pratiques d'autres industries. Témoin, François Curé, directeur général de Tricotage des Vosges. La petite société vosgienne (26 millions d'euros de chiffre d'affaires) a décidé en 2010 de relocaliser 25% des volumes commercialisés par Olympia, qu'elle avait racheté, et compte porter ce taux à 50% dans les prochaines années.

Les méthodes pour prospérer sur ce marché très concurrentiel reposent sur une grande exigence de qualité. « Le consommateur veut bien payer un peu plus cher, mais en contrepartie il ne veut aucun défaut », a commenté François Curé.