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Volailles Le Brésil met en avant ses poulets de « qualité » et « écolos »

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« Le poulet brésilien ne mérite pas la mauvaise image qu’il véhicule en Europe », assure l’Association brésilienne des exportateurs de volaille (Abef). Selon elle, il s’agit d’un produit de qualité, répondant aux normes sanitaires les plus strictes et respectueux de l’environnement. En 2007, 516 000 tonnes ont été exportées vers l’Union européenne.

«Nous avons une mauvaise image en Europe », a déploré le 28 mai Christian Lohbauer, directeur de l’Association brésilienne des exportateurs de volaille (Abef), lors d’une conférence de presse à Paris. Or, selon lui, cela est largement « injustifié » : « Les attaques dont fait l’objet le poulet brésilien ne sont pas fondées ». Sur l’aspect environnemental, Christian Lohbauer assure que la production de volailles dans son pays n’est pas responsable de la déforestation de l’Amazonie, puisque « 76 % de la production se fait dans le sud, loin de la forêt ». Les 23 industriels brésiliens adhérents de l’Abef « investissent dans le développement durable à tous les stades de la production, pour préserver la forêt amazonienne et les ressources naturelles, pour défendre la diversité génétique » et ils « contribuent à des projets de contrôle d’impact sur l’environnement soutenus par le Comité exécutif pour le changement climatique des Nations Unies ».

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« Sans OGM et sans hormone »

Quant à l’aspect qualitatif, le poulet brésilien répond aux normes internationales les plus drastiques, selon l’Abef. « Notre objectif est de répondre toujours aux exigences européennes, qui sont toujours les plus sévères en la matière », affirme Christian Lohbauer, qui explique que des contrôleurs européens viennent certifier les sites industriels brésiliens tous les deux ans. Par ailleurs, les poulets destinés au marché européen sont garantis « sans OGM et sans hormone ». En 2007, selon l’Abef, le Brésil a exporté 3,287 millions de tonnes, soit 31% de sa production totale. 516 000 tonnes ont été vendues en Europe, dont 246 000 aux Pays-Bas et 108 000 en Allemagne. En 2008, les exportations devraient représenter 3,57 millions de tonnes. « Nous espérons atteindre 40 % de notre production exportée. Au delà, ça ne serait pas raisonnable. Nous serions trop dépendants », explique Christian Lohbauer. Pour lui, l’Europe reste « un marché très difficile à pénétrer mais capital sur la qualité et l’image ». « Il y a peu de chances pour que les protections aux frontières européennes soient levées dans un avenir proche, permettant d’augmenter nos exportations », estime-t-il.