Abonné

Viticulture Le CES juge la politique d’arrachage néfaste à la compétitivité

- - 3 min

Le Conseil économique et social apporte sa pierre au plan de modernisation de la viticulture avec une série de propositions pour améliorer la compétitivité de la filière. L’avis adopté mercredi 11 juin s’accorde dans les grandes lignes avec le plan de Michel Barnier mais va plus loin en déplorant l’arrachage programmé de vignes et en recommandant la mise en place d’une interprofession nationale unique.

Le Conseil économique et social (CES) a adopté un avis pour la modernisation de la viticulture française lors de la séance plénière du 11 juin. « Le but est de faire progresser la viticulture française sur le marché mondial où l’on voit se développer la connaissance du vin et les classes moyennes », explique Jean-Paul Bastian, vice-président de la FNSEA et auteur du rapport du CES sur « la vigne, le vin : un atout pour la France ». Le CES se déclare opposé à la politique d’arrachage de la commission européenne. « Ce n’est pas une solution ! Il faut au contraire maintenir notre potentiel de production, et adapter notre offre de vin aux attentes des nouveaux consommateurs pour trouver des débouchés à la surproduction des régions les plus en difficulté », précise Jean-Paul Bastian.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Commission européenne
Suivi
Suivre
interprofession
Suivi
Suivre

La France doit être fière de sa viticulture

Le document présente de larges convergences avec le plan de modernisation proposé par Michel Barnier le 29 mai en conseil des ministres. S’il arrive un peu tard par rapport au plan gouvernemental, ses auteurs espèrent quand même que leurs réflexions pèseront sur les points qui restent en débat. Le CES préconise notamment la création d’outils promotionnels nationaux (derrière une bannière « vins de France ») pour s’attaquer aux marchés à l’export de manière plus efficace et la mise en place d’une interprofession unique pour tous les vins afin de simplifier la gouvernance. Deux propositions que le plan de modernisation ne fait qu’évoquer et qui déplaisent fortement aux interprofessions attachées à leur indépendance régionale. Sur le volet de la communication le gros problème des viticulteurs selon Jean-Paul Bastian « c’est que la France n’est pas fière de son vin, et pour être bon à l’extérieur, il faut être bon chez soi ». Le CES recommande donc au ministre de l’agriculture de donner plus de moyen au conseil de la modération pour en faire le lieu privilégié de dialogue et de concertation entre professionnels de la viticulture et de la santé.