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Le CGAAER au secours des protéines in-vitro

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Sans éluder les doutes qu'elles suscitent, un rapport du CGAAER (ministère de l’Agriculture) plaide pour un meilleur soutien aux protéines in-vitro pour éviter les délocalisations et soutenir la réindustrialisation.

Le CGAAER (ministère de l’Agriculture) s’est penché sur la question des biotechnologies mobilisées pour produire des alternatives à la viande, soit par culture cellulaire, soit par fermentation de précision. Son rapport publié le 16 septembre émet plusieurs recommandations pour assurer le développement des start-up portant ces technologies innovantes. Il préconise ainsi « d’encourager et de soutenir au maximum les innovations considérées comme prometteuses afin d’éviter que celles-ci ne se délocalisent et ne se développent à l’étranger ». Pour appuyer son propos, le rapport cite la «souveraineté alimentaire» et les objectifs de «réindustrialisation». En France, le secteur de la viande de laboratoire est principalement incarné par Parima, issu du rapprochement de Goumey, qui met au point un alternative au foie gras, et de Vital Meat, filiale du spécialiste de la génétique Grimaud, qui travaille sur une protéine de poulet cultivé.

Accompagner les porteurs de projets

Les auteurs proposent aussi de renforcer l’information des porteurs de projets afin qu’ils constituent au mieux leur dossier d’autorisation de mise sur le marché auprès de l’Efsa (agence sanitaire européenne), principal obstacle que doivent franchir ces sociétés, leurs produits étant considérés comme des « nouveaux aliments ». Parima a obtenu en avril sa première autorisation de commercialisation pour deux produits à Singapour, mais le feu vert en Europe est plus long à obtenir, notamment à cause de procédures plus complexes par rapport à d’autres agences de sécurité sanitaire.

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viande artificielle
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À côté de cet appui nécessaire aux demandeurs, les auteurs pointent aussi la nécessité d’une « réflexion interministérielle sur l’acceptation ou non de soutenir une demande d’autorisation de viande issue de la culture cellulaire en prenant en compte tous les tenants et les implications que cela représente. » Et ils se montrent réservés sur l’impact environnemental de ces protéines alternatives. « L’analyse du cycle de vie de ces produits est à faire au cas par cas », soulignent les auteurs. « Ainsi, les arguments de moindre occupation des sols, certes compréhensibles, sont à contrebalancer avec les impacts positifs de l’élevage sur la biodiversité et l’entretien des prairies. Il en est de même avec les arguments sur l’économie de l’eau et les moindres émissions des gaz à effet de serre. Il est compliqué d’extrapoler ces données à une échelle industrielle. » Parmi les autres réserves émises par les auteurs : l’éventualité d’une production de masse, l’acceptabilité par les consommateurs et l’intérêt nutritionnel d’ingrédients pouvant être classés dans certains cas dans la catégorie des aliments ultra-transformés.

CB

« L’analyse du cycle de vie de ces produits est à faire au cas par cas en prenant en compte le process industriel utilisé »