Les exportations de cognac en 2002 ont repris : les expéditions se sont accrues de 6,3% pour totaliser 122,7 millions de bouteilles, dont 30 % ont été destinées aux Etats-Unis. De même, la consommation intérieure a progressé avec une commercialisation en hausse de 7,2 %, tandis que les sorties, qui recouvrent toutes les utilisations des eaux de vie de Charente, ont bondi de 6,7 %.
Parmi les opérateurs, Camus, très présent en duty-free a particulièrement souffert du 11 septembre et de ses conséquences. Il n'écoule plus guère dans les aéroports que 30% de sa production contre 50% en 1997. Ses ventes totales se maintiennent toutefois, puisqu'elles ont représenté 300 000 caisses en 2002. Pour faire face à la crise, l'entreprise lance désormais tous les 18 mois un nouveau cognac.
La maison de négoce Pélisson à Cognac qui a changé de raison sociale, pour devenir Raynal et Cie le 1er janvier dernier, a pris le nom de l’une de ses marques de Brandy, leader aux Etats-Unis. Elle espère ainsi bénéficier d’une image très positive. Reprise en 1999 par le négociant Quatravaux, Pelisson est l'une des rares maisons de cognac en progression, à raison de 500 000 caisses commercialisées en 2002 contre 400 000 trois ans plus tôt. Elle vend pour 99% à l’exportation, en particulier, vers le Royaume-Uni et les Etats-Unis. Son nouveau patron a rationalisé sa production : douze salariés sur soixante-dix ont quitté l'entreprise, sans licenciement ; les salaires ont été diminués de 10% pour des semaines de 30 heures. En 2002, le CA avoisine les 20 millions d'euros, pour un résultat net de 3 millions.
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La maison de négoce Louis Royer de Jarnac aura, d’après son p.-d.g. Aymar de Baillenx, battu tous les records en 2002 avec 140.000 caisses de cognac et liqueurs commercialisées. Du coup, il annonce 5 millions d'euros d’investissement dans son centre d’embouteillage, afin de tripler son activité au cours des trois prochaines années. Il prépare aussi le lancement sur le marché de deux nouveaux produits en 2003. Cerise sur le gâteau, les salariés vont signer dans les mois à venir un contrat d’intéressement.
Quant à Hine, il a vendu récemment son unité de production de Souillac à la SCI de Patrick Ricard à Juillac le Cocq (16). Cette opération devrait permettre au repreneur de développer sa branche premium et super premium et de conserver 25 emplois.