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Exportations Le Comité Mistral exporte l’art de vivre provençal

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Lancé en 2012, le Comité Mistral s’appuie sur l’art de vivre provençal pour développer les exportations de ses membres appartenant aux secteurs de l’agroalimentaire, du vin, des arts de la table et de l’hôtellerie-restauration étoilée. Il mise sur l’évènementiel tout en développant de nouvelles pistes.

Depuis 2012, le Comité Mistral rassemble des PME de la région Paca opérant dans différents secteurs de l’art de vivre et souhaitant se développer à l’export. En s’appuyant sur les synergies entre ses différents membres, il joue la carte de l’art de vivre provençal pour conquérir des clients sur les marchés étrangers. « Le but est de promouvoir des marques qui sont haut de gamme dans leur secteur », explique Yann Staraci, le créateur et coordonnateur de l’association. Font partie du comité, des entreprises comme la Confiserie du Roy René, la Chocolaterie Puyricard, le Moulin Castelas (huile d’olive), la Biscuiterie de Provence, Aix & Terra (épicerie), Plantin (truffes), la poterie Ravel ou les vins Mas de la Dame et Minuty.

« L’image de la Provence est très porteuse à l’étranger. Après Bordeaux pour les vins, nous sommes la région la plus connue avec une forte identité autour de l’art de vivre », considère Yann Staraci. L’une des originalités de l’association est d’intégrer, aux côtés des entreprises, des établissements étoilés symbolisant l’art de vivre provençal comme l’Oustau de Baumanière aux Baux de Provence ou La Bastide Saint Antoine à Grasse.

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L’association s’agrandit au rythme de 3 à 4 entreprises de plus par an. Aujourd’hui, elle regroupe trente entreprises et a pour objectif de monter jusqu’à quarante. « Au-delà, nous aurons plus de mal à gérer », estime Yann Staraci. Les critères de sélection exigent que le siège et la production soient installés en Provence et que l’entreprise perpétue un savoir-faire patrimonial. La plupart sont labellisées EPV (entreprise du patrimoine vivant). S’y ajoute « l’esprit d’équipe », indique Yann Staraci. Plutôt que d’animer des stands dans des salons, le comité organise ses propres événements. Chaque année, deux sont programmés à l’étranger dans des lieux prestigieux, l’un en Europe, l’autre en Asie ou en Amérique du Nord, pour toucher localement des importateurs, des distributeurs et la presse. En France, l’évenementiel est uniquement tourné vers les médias.

Pour 2019, le comité va développer une offre de tourisme d’entreprise haut de gamme avec des prestations sur mesure dont des tour-operators étrangers sont très demandeurs. Les premières offres seront développées sur la zone autour d’Avignon, Aix, Marseille et les Baux. Autre projet déjà bien avancé : une marketplace dont le lancement est prévu pour l’automne 2019, et pour laquelle le comité recherche un partenariat pour la logistique.