Les importations de volailles ont progressé de 3,4% (en tec) sur le premier semestre 2014, tandis que les exportations françaises reculent de 13,3%.
Le commerce extérieur de la volaille française s'est à nouveau dégradé sur les premiers mois de l'année. Les exportations françaises de volaille ont reculé de 13,3% sur le premier semestre 2014, à 273 600 tec, constatent les interprofessions de la dinde (Cidef), du poulet (Cipc) et du canard à rôtir (Cicar) dans un communiqué délivré au Space, le salon international de l'élevage à Rennes, le 18 septembre (source Agreste/Douanes). Les exportations de dinde ont toutefois progressé vers l'Allemagne en dinde (+7,5%) et vers la Belgique en canards (+6%). Parallèlement, les importations ont progressé de 3,4%, à 270 700 tec. Elles représentent 32,6% de la consommation française (830 100 tec, en progression de 4,1%). L'augmentation des importations touche à la fois le poulet (+3%), la dinde (+5,5%) et le canard (+9,7%). Les importations de poulet et de dinde progressent notamment en provenance de Pologne. En dinde, elles régressent depuis l'Allemagne.
La volaille perturbée par l'embargo russe sur le porc
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Les achats des ménages de viande de volaille ont, eux, reculé de 2,3% depuis le début de l'année, constatent conjointement les interprofessions de la volaille de chair. En cause, argue la filière volaille, la crise qui affecte les achats des ménages, mais aussi la fermeture depuis janvier du marché russe à la viande de porc. « Le surplus généré a été réorienté principalement sur le marché intérieur, perturbant la commercialisation de la volaille et sans doute celle du bœuf », expliquent les interprofessions de la volaille de chair. La météo estivale a également perturbé les ventes des produits d'été.