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Le développement rural, avenir de la Pac

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La déclaration de Cork a marqué il y a vingt ans le lancement du deuxième pilier de la Pac, et certains rêvent que sa version 2.0 qui vient d’être adoptée marque le début de la fin pour les paiements directs. Les acteurs du développement rural réunis deux jours à Cork dans le sud de l’Irlande ont transmis au commissaire européen à l’agriculture un document réaffirmant la nécessité de cette politique et plaidant pour qu’elle soit encore renforcée dans l’avenir. Mais, en creux, c’est aussi une critique à l’encontre du dispositif de paiements directs qui n’incite pas assez les agriculteurs à préserver l’environnement, à innover et à investir. Pour la Commission, il sera néanmoins toujours nécessaire de soutenir les petits producteurs ou ceux installés dans des régions difficiles. Bruxelles sent quand même bien qu’il lui faut mieux justifier l’utilité des paiements directs si elle veut les maintenir en l’état au-delà de 2020. C’était l’un des objectifs du verdissement des aides directes. Et c’est pour cela que la dernière vague de simplification de la Pac propose notamment d’interdire l’usage des pesticides sur les surfaces d’intérêt écologique. Au moins cette déclaration de Cork devrait servir à moyen terme à Phil Hogan à justifier le maintien du budget de la Pac dans le cadre de la révision à mi-parcours du cadre financier européen. À plus longue échéance, pour l’après 2020, les cartes pourraient être rebattues.

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