Pour la période après 2013, les ministres des finances de l’UE vont réduire les fonds pour le premier pilier de la Pac (soutien des revenus et des marchés), alors que les ministres de l’agriculture doivent les garder pour les transférer vers le deuxième pilier (développement rural). Ces derniers doivent donc lancer un signal en ce sens lors du bilan de santé de la Pac, a estimé en substance Jaime Silva, lors d’un entretien avec Agra le 10 septembre à Lisbonne. Une occasion pour le président du Conseil agricole des Vingt-sept de dire tout le bien qu’il pense de la modulation des aides directes, modulation que le Portugal a décidé, comme le Royaume-Uni, d’appliquer sur une base volontaire en plus du régime obligatoire.
Toutefois, déplore le ministre portugais de l’agriculture, la politique du deuxième pilier est un « échec » dans la lutte contre l’abandon des zones rurales. Celui-ci est dû, selon lui, au fait qu’ « on n’a pas traité le problème des filières ». Tel est d’ailleurs le thème du Conseil agricole informel organisé à Porto du 16 au 18 septembre.
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Pour autant, le bilan de santé ne doit pas « viser la réforme de la réforme de 2003 », dont « nous connaissons les lacunes », souligne M. Silva, ajoutant tout de même que, avec l’augmentation des prix agricoles et la disparition des stocks, « nous sommes dans une situation de marché qui ne peut pas nous laisser tranquilles ».