« La distillation se fera, c’est une question de jours », a indiqué Jérôme Despey, président du conseil spécialisé vin de FranceAgriMer, le 1er juin à Agra Presse. Cette mesure avait été annoncée le 6 février par Marc Fesneau pour aider la filière viticole en crise. Le feu vert de l’UE est désormais imminent, selon les éléments communiqués lors de la réunion de FranceAgriMer. Un projet d’acte délégué a été transmis le 31 mai par Bruxelles aux trois États membres concernés (France, Espagne, Portugal). Cela entérine des prix de distillation : 45 €/hl pour les vins sans IG, 65 €/hl pour les IGP, 75 €/hl pour les AOC, 5 €/hl pour les distillateurs. Le 1er juin après-midi, des discussions sur les modalités techniques se poursuivaient dans un groupe d’experts auprès de la Commission européenne. Restait ensuite à obtenir la validation du texte en comité de gestion.
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La mise en œuvre doit quant à elle être immédiate, sachant qu’une procédure d’urgence a été reconnue. « Nous attendons la validation de l’acte délégué dans les heures ou les jours à venir, déclare Jérôme Despey. La distillation doit démarrer le plus rapidement possible pour ne pas perturber les vendanges. Un attentisme règne sur le marché en attendant sa mise en œuvre qui concerne près de 3 millions d’hectolitres. » Le ministère de l’Agriculture prévoit une enveloppe de 160 millions d’euros pour la distillation. Ce sont 40 M€ de crédits nationaux complétés de 40 M€ de l’enveloppe de financements européens (FEAGA) dédiée au secteur viti-vinicole qui permettent d’envisager dès cet été une première campagne de distillation. Une seconde campagne de distillation est visée à partir d’octobre, selon la même répartition entre crédits nationaux et européens. 40 M€ d’enveloppe complémentaire sont attendus via la réserve agricole de l’Union européenne.