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Le français Assolia démêle le casse-tête des assolements

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Les deux cousins Pierre et Sébastien Albouy qui ont créé l'OAD Assolia. Crédits : © assolia

L’idée paraît si simple que l’on se demande pourquoi elle n’a pas été inventée plus tôt : une machine à calculer le meilleur assolement. C’est en somme ce que proposent quatre cousins du sud de la France, qui ont fondé la start-up Assolia en 2020, après avoir remporté sur ce concept un concours de start-up de l’Acta (instituts techniques agricoles) deux ans plus tôt.

« L’idée de développer un outil d'aide à la décision (OAD) pour concevoir ses assolements est venue de l’un de nos cousins, qui est agriculteur. Il avait du mal à réfléchir à son assolement, en respectant les contraintes liées à l’approvisionnement de son élevage, sans tomber dans des impasses agronomiques », retrace Pierre Albouy, ingénieur en informatique, qui pilote désormais l’affaire avec ce cousin agriculteur, Sébastien Albouy.

La promesse de leur solution : établir trois propositions d’assolement en moins de 30 secondes. Pour ce faire, des informations auront tout de même été pré-remplies au préalable, mais en grande partie par les structures de conseil (négoces, coopératives, chambres…) qui ont acquis la solution. Objectif : 30 minutes de réglage des données pour l’agriculteur, avant usage.

Trois assolement types sur 4 à 7 ans

Dans sa version initiale, l’outil proposera ainsi trois types d’assolements sur 4 à 7 ans : le premier répond à une maximisation de la marge brute, le second à une minimisation du  « risque d’année creuse », et le troisième à une maximisation du nombre de cultures différentes. La start-up travaille déjà sur des scénarios adaptés à la bio ou au stockage de carbone.

Assolia prévoit de lancer sa première version commerciale fin avril. La distribution passera dans un premier temps par des structures de conseil, pour « optimiser la diffusion de l’outil, la récolte d’informations et l’amélioration rapide du produit », explique Pierre Albouy. Il sera être mis à disposition des exploitants « indépendants » dans un second temps, d’ici fin de l’année prochaine, prévoit-il.

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Premier client d'Assolia : la coopérative Arterris

Le premier client d’Assolia est la coopérative Arterris, avec qui elle a réalisé sa preuve de concept et qui s’est récemment engagée sur cinq ans. L’outil est commercialisé sous licence d’utilisation, avec un minimum de trois ans, « pour en voir vraiment le bénéfice ». Pour accélérer son lancement, la start-up débute actuellement une phase de levée de fonds notamment en partenariat avec la plateforme Wiseed, pour décrocher 500 000 euros.