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Fruits Le froid freine les problèmes de commercialisation pour l’instant

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Le froid freine les problèmes de commercialisation pour l’instant : il ralentit la maturation des fraises françaises à un moment où la vague espagnole est encore présente et par ailleurs il permet un éclaircissage naturel de certains fruits, comme les abricots. Rien à voir en tout cas avec le gel meurtrier d’avril 2003 pour la production de fruits.

Le froid de ces dernières semaines a freiné la maturation des fraises françaises à un moment où la production espagnole est encore dominante sur le marché, indique Xavier Mas, président de la section nationale de la fraise. La vague marocaine est terminée, mais la vague espagnole concerne encore 500 à 700 tonnes d’arrivages de fraises par semaine. Elle sera relayée à un moment opportun par les productions françaises, retardées d’environ une dizaine de jours par rapport à la normale. Donc, bonne synchronisation de ce côté. En revanche, les téléscopages sont possibles entre bassins de production de France (Bretagne, Val de Loire, Sud-Ouest, Rhône-Alpes), selon Xavier Mas.

Le temps froid, mais sans excès, qui s’est prolongé une bonne partie du mois d’avril, a eu un effet d’éclaircissage des arbres, éliminant une partie des fruits pour laisser prospérer les autres et donc augmenter les calibres, indique Sandrine Morard, de la Fédération nationale des producteurs de fruits. Ce stade est nécessaire. Au lieu d’être accompli par les arboriculteurs, il sera provoqué naturellement, dans bon nombre de cas, qu’il est difficile d’apprécier pour le moment.

En tout, le froid n’a pas eu les conséquences qu’il a entraînées en 2003, et qui « est resté fortement imprimé dans les esprits», rappelle Sandrine Morard. Par contre le froid, s’il se prolonge encore, peut nuire à la qualité gustative des fruits, et donc gêner la commercialisation. En outre, le temps qu’il fait influe sensiblement sur la consommation : un temps chaud incite tout de suite les consommateurs à acheter davantage de produits frais, notamment de fruits.

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Bientôt une contractualisation de l’abricot

Si la météo a épargné des revers au stade de la production, la partie n’est pas gagnée sur le plan de la commercialisation. La FNPfruits prépare la campagne de commercialisation 2004. La contractualisation de la campagne 2004 des pêches-nectarines sera officiellement signée prochainement. Ce sera la seconde campagne sous contractualisation, pour la pêche-nectarine, entre les producteurs, les expéditeurs, les distributeurs. La FNPfruits a de bons espoirs pour qu’une contractualisation de la campagne des abricots soit signée prochainement.

Elle a la volonté de contractualiser aussi la filière «cerises», mais un tel montage ne sera sans doute pas possible pour la campagne 2004. Les engagements des professionnels pour la cerise sont plus délicats à gérer que pour la pêche : le produit est fragile, le point sur la commercialisation doit être fait semaine par semaine et il suffit d’une forte pluie pour détruire la production dans un verger ou sur une variété. Concernant la cerise, l’accord entre les différentes familles professionnelles ne portera que sur l’aspect de la convention interprofessionnelle pour le déroulement de la campagne 2004. La contractualisation, dont l’enjeu est plus durable, est espéré pour la campagne 2005.