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Groupama Le gel a donné lieu à près de 10 000 déclarations de sinistres

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« Avec cet épisode de gel, nous anticipons environ 10 000 déclarations de sinistres », a affirmé Stéphane Gin, responsable des assurances agricoles chez Groupama à l’occasion d’un déjeuner avec la presse le 15 février. Ces déclarations concernent surtout le blé dur, les orges, les escourgeons, les pois protéagineux et, dans quelques cas, le colza. Groupama sera présent au salon avec un thème principal : la prévention.

Le dégel n’étant pas encore terminé, Stéphane Gin est prudent sur le nombre total de déclarations possibles de sinistres. Mais Stéphane Gin, M. Assurances agricoles de Groupama, s’attend à ce qu’il y en ait environ 10 000. Le blé dur, les orges, les escourgeons, les pois protéagineux et, dans quelques cas, le colza sont les principales cultures concernées. Stéphane Gin a aussi indiqué qu’en ce qui concerne les déclarations d’assolement liées au contrat multigarantie climatique, la date limite de déclaration au 31 décembre 2011 avait été repoussée au 31 janvier. Par ailleurs, Groupama a réalisé un bilan des indemnités concernant la sécheresse de 2011 : 28 102 déclarations avaient été faites donc le même nombre d’expertises réalisées. 8 000 dossiers ont été déclarés sans suite, 16 000 ont eu une indemnisation moyenne de 3 000 euros et 4 000 une indemnisation moyenne de 21 000 euros. Au total, pour Groupama, l’année se solde par un montant de 210 millions d’euros de cotisations en risque climatique et 181 millions d’indemnités versée. Par ailleurs, selon Stéphane Gin, les indemnisations issues du Fonds de garantie agricole pour les éleveurs touchés par la sécheresse ont représenté 241 millions d’euros. Sur la période 2005-2001, la grêle a représenté 57% des indemnisations. En 2011, elle ne représentait que 31% tandis que la sécheresse a représenté 62% des indemnités en 2011 contre 25% sur la période 2005-2011. Une évolution impressionnante confirmant les risques issus du réchauffement climatique.

2 milliards

Concernant la sécheresse et la protection des éleveurs, Stéphane Gin a indiqué que Groupama avait bien mis au point un mécanisme d’assurance qui, techniquement, semble fonctionner, sur la base des observations en matière de pousse d’herbe. Mais la mise sur le marché d’un tel produit suppose une étroite concertation entre professionnels pour en caler les paramètres et, surtout, un engagement de l’Etat sur la réassurance. Globalement, le coût maximal d’une indemnisation dans le cadre d’une assurance fourrage pour atteindre, en cas de catastrophe nationale, 2 milliards d’euros. Un montant que les acteurs, sur le marché (assureurs, réassureurs privés et publics) doivent pouvoir supporter.

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