Le Groupement interprofessionnel pour la valorisation de la pomme de terre (GIPT) s’alarme d’un manque de pommes de terre de transformation du fait des inondations, des coups de chaleur puis de la sécheresse. Ce manque est aggravé par un pourcentage élevé de pommes de terre déclassées pour qualité inapte à la transformation en frites, chips, purée, fécule.
Le GIPT « constate actuellement un manque de disponibilité en pommes de terre et des problèmes qualitatifs qui perturberont la transformation industrielle alimentaire », indique-t-il dans un communiqué du 20 octobre. Les rendements en pommes de terre destinées à la transformation industrielle de 2016 « sont inférieurs de 15 % à la moyenne des années précédentes ». Au printemps, des inondations ont « fortement réduit le potentiel » dans les régions de production françaises, ainsi qu’en Belgique. « Certains rendements ont été divisés par deux ». Puis les températures élevées du mois de juillet suivies par sept semaines sans pluie « ont entraîné des arrêts de végétation et une perte de potentiel agronomique ». Enfin, dans les régions non irriguées, le durcissement de la terre a empêché les arrachages.
Sur l’aspect qualitatif, le pourcentage de pommes de terre vertes est plus élevé « du fait des conditions difficiles de croissance (sèches) de l’automne ». De plus, à cause du taux de matière sèche élevé, les tubercules subissent plus de chocs. Enfin, le déclassement de lots de pommes de terre (jusqu’à 30 %) du fait de ces chocs ou de crevasses sur les tubercules « s’ajoute à la baisse de rendement au champ ».
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