L’annonce était attendue par les associations, comme par les professionnels. Comme prévu par la Stratégie nationale contre la déforestation importée (SNDI), une version d’essai de la plateforme présentant les données des importateurs de soja et de cacao volontaires a été mise en ligne le 18 novembre, a indiqué Bérangère Abba, secrétaire d’État à la Biodiversité, à l’issue d’une réunion du comité de suivi de la SNDI.
Cette plateforme, s’est félicitée la secrétaire d’État, permettra « de mettre en place un mécanisme d’alerte pour les entreprises qui le souhaiteraient sur leurs filières d’approvisionnement ». D’ici la fin de l’année, le grand public pourra y accéder à son tour pour consulter les engagements volontaires des entreprises, ainsi que des supports pédagogiques.
La réunion de présentation a également été l’occasion pour Julien Denormandie de présenter au comité les contours du plan protéines. « Une réponse importante à ce plan », a souligné la secrétaire d’État, puisqu’elle permettra de développer les capacités de production nationale en protéagineux et de favoriser l’auto-consommation dans les fermes dès 2021. Parallèlement, le gouvernement a confirmé son intention, sur le plan diplomatique, de poursuivre dès la fin de la crise sanitaire la coopération décentralisée engagée avec deux États brésiliens, ainsi qu’avec l’association des maires du pays.
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Pour les associations, au-delà de « l’auto-satisfecit » des deux ministres, ces annonces peineront cependant à endiguer la déforestation. « Il faut que le gouvernement siffle la fin de la récréation, en imposant aux importateurs de prouver la traçabilité de leur produit à l’échelle de la parcelle, au moins pour les régions les plus sensibles », exige Cecile Leuba, chargée de campagne forêt chez Greenpeace France. Malgré leur déception sur les contenus, les associations reconnaissent toutefois que cette double intervention ministérielle autour de la SNDI, marque un nouveau tournant pour la stratégie délaissée depuis 2018.
Elle permettra « de mettre en place un mécanisme d’alerte pour les entreprises »