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Agroéquipement Le gouvernement soutient les exportations des agroéquipementiers

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C’est au Mondial des fournisseurs de l’agriculture et de l’élevage (Sima 2013), le 25 février, que Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur, a proposé aux industriels de l’agroéquipement de rejoindre la délégation française qui accompagnera François Hollande lors du voyage présidentiel en Chine prévu fin avril.

«Nous retournons en Chine fin avril pour un voyage avec le président François Hollande», a déclaré Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur, lors d’une table ronde organisée par Axema (union des industriels de l’agroéquipement) le 25 février au mondial des fournisseurs de l’agriculture et de l’élevage (Sima 2013). Le ministère de l’Economie précise qu’au delà de la mission diplomatique du voyage, une délégation d’entreprises est en cours d’élaboration et que les agroéquipementiers pourraient en faire partie. L’initiative vient en complément du Comité Asie mit en place début 2013 par Nicole Bricq et Guillaume Garot, ministre de l’Agroalimentaire, pour accompagner les priorités établies par le gouvernement sur la filière agroalimentaire à l’automne 2012. Les pouvoirs publics sont mobilisés pour pénétrer le marché chinois. D’autant que Patrick Perard, président d’Axema et du Sima, avance que « 63 % de la production française d’agroéquipements est exportée ». Le poids de l’industrie française dans le commerce mondial tient aussi aux savoir-faire et à l’adaptabilité des constructeurs et des distributeurs, ce que n’a pas manqué de souligner Nicole Bricq : « Un avantage majeur des industriels de l’agroéquipement est la capacité du secteur à faire du sur-mesure en fonction des clients ». Les professionnels du secteur sont capables d’envoyer des machines agricoles adaptées aux conditions naturelles et au niveau de développement des pays clients.
Si le secteur export de la filière fonctionne, le contexte financier contraignant pourrait être désavantageant par rapport à d’autres pays. « Les banques ne jouent pas le même rôle en France que dans d’autres pays », poursuit la ministre, mentionnant l’Italie où les banques semblent plus enclines à suivre les entreprises. Autrement dit, en France, les banques sont plus frileuses à l’idée d’accompagner les entreprises souhaitant se développer sur les marchés extérieurs. « C’est particulièrement vrai pour les entreprises moyennes et petites », lance un industriel lors de la table ronde. Dans ce contexte contraignant, la Banque publique d’investissement (BPI) prend tout son sens. « La Banque publique d’investissement (BPI) doit soutenir les entreprises souhaitant développer leurs activités à l’export », ajoute Nicole Bricq.

Une industrie porteuse

Les résultats 2012 de l’industrie française des agroéquipements sont très positifs, selon Patrick Perard : « Le marché français des agroéquipements devrait clôturer l’année 2012 à 5,43 milliards d’euros contre 4,60 milliards en 2011 ». Et les industriels ne vont pas par quatre chemins : « On parle de chômage en France…dans l’industrie des agroéquipements, nous recrutons ». Les professionnels de l’agroéquipement ont besoin de 5 000 recrutements tous les ans. « L’industrie, comme la distribution, recrute sur tout le territoire national et à l’international, majoritairement des emplois en CDI », soutient-on à l’Aprodema (association professionnelle de développement de l’enseignement du machinisme agricole et des agroéquipements). Le secteur de l’agroéquipement, moins connu que celui de l’automobile ou de l’aéronautique, ouvre pourtant sur des perspectives dynamiques tant sur le marché national qu’à l’export.

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