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C’est un peu le combat de David contre Goliath que s’apprête à livrer Laëtitia Lasagesse, fondatrice et dirigeante de la start up Le Grand +. Cette Sarl (au capital de 51 000 euros) veut en effet se faire un nom sur le marché des compléments alimentaires, largement dominé par les géants de l’industrie pharmaceutique, des cosmétiques ou de l’agroalimentaire (ArkoPharma, Superdiète ou Orthonet). Le pari n’est pas impossible, estime cette jeune diplômée de l’IEP de Lille et d’un DESS de communication institutionnelle. Pour elle, le marché français des compléments alimentaires est très en retard par rapport aux Etats Unis ou aux pays d’Europe du Nord. Cependant, les tendances changent et les Français deviennent de plus en plus exigeants. Ils cherchent par ailleurs des produits qui ne ressemblent pas trop à des médicaments, imposant des prescriptions longues et qui présentent plus d’inconvénients et de contraintes que d’avantages.
Une approche plus ludique
Le Grand + veut prendre ces produits classiques à contrepied, en offrant une gamme, pour l’heure limitée à quatre produits, combinant produits naturels (ginseng, gelée royale, passiflore, mélisse ou magnésium marin) et oligo-éléments, vitamines, pour lutter contre la fatigue, redonner du tonus ou favoriser le sommeil et dotés du label « bio » (AB). Le Grand + ne veut pas non plus se positionner sur la santé et la fonction curative, mais sur le bien-être. De par son emballage, ses quatre produits veulent offrir un « look » qui ne les fait pas ressembler à un médicament, mais plus à un sachet de friandises. Il s’agit bien de compléments alimentaires, en vente libre et bénéficiant d’un taux de TVA à 5,5% et non de médicaments. Le choix du réseau de distribution ne repose, par ailleurs, pas sur celui des pharmacies (quelques unes), mais sur les parapharmacies, les magasins bio, les centres de remise en forme ou les ventes en ligne. Elle entend l’étendre aux grandes enseignes de la distribution, avec lesquelles les discussions pour un référencement sont en cours. La fabrication est assurée par un laboratoire pharmaceutique de la région de Marseille, ce qui ne saurait surprendre de la part de la présidente de la Jeune Chambre économique de la ville. Le façonnement et le conditionnement sont assurés par des travailleurs handicapés d’un ESAT situé à Carnoux-en-Provence. La dirigeante ambitionne de voir son chiffre d’affaires passer de 10 000 à 100 000 euros, dans les 2 ans à venir. Elle assure pouvoir faire face à une montée en charge des commandes et espère seulement attirer des financements pour élargir sa gamme.
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