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Salades traiteur/Acquisition Le groupe Berson reprend Brindélices à l’anglais Perkins Food

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Le groupe dirigé par Fernand Berson vient de reprendre la société Brindélices (10,8 M EUR) au britannique Perkins Food. Il fait l’acquisition d’un outil moderne et compétitif, offrant de grands potentiels d’évolution, et vers lequel la production de sa société Sedipar (8 M EUR de CA en 2004), également positionnée sur les salades traiteur, sera transférée courant août.

Le groupe dirigé par Fernand Berson vient quasiment de doubler de taille. La holding familiale Facy, qui détient déjà les sociétés Disperé (activité de grossiste de produits traiteur régionaux à Rungis) et Sedipar (8 M EUR de CA en 2004), spécialisé dans les salades traiteur, vient en effet de faire l’acquisition auprès du britannique Perkins Food de la société Brindélices, située à Chambly, dans la Somme. Cette société de 10,8 millions d’euros de chiffre d’affaires est spécialisée comme Sedipar dans la fabrication de salades traiteur destinées aux rayons coupe et préemballé de la GMS (60 % du CA) et aux grossistes (40 % du chiffre d’affaires). C’est en 1999 que Fernand Berson avait procédé à la reprise de la société Sedipar, engagée depuis 1997 sur le créneau du bio qui représente aujourd’hui un volume de 140 tonnes sur un total de 960 tonnes fabriquées par la société en 2004.

Une grande capacité de développement

Cette présente acquisition, dont le montant n’a pas été révélé, représentait une opportunité rêvée pour le groupe Berson. « Nous cherchions à construire en Normandie, explique Fernand Berson. En reprenant Brindélices, nous mettons la main sur un outil moderne construit en 1997 qui offre de grands potentiels de développement». Le site de 5200 m2, qui se déploie sur un terrain de 20 000 m2, peut en effet permettre d’atteindre une capacité de 5000 tonnes « sans changer grand chose », explique-t-il. L’outil industriel et la production de Sedipar, jusque-là assurée à Livry Gargan, seront ainsi transférés sur le site de Brindélices portant le volume de production à 3400 tonnes environ en 2005. Le transfert, qui aura lieu au mois d’août, donnera lieu à la fermeture du site situé en Seine-Saint-Denis.

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25 M EUR de chiffre d’affaires environ

Avec cette acquisition, l’ensemble pèsera désormais 25 M EUR de chiffre d’affaires. Fort d’un référencement chez Monoprix et certaines enseignes bio spécialisées, le groupe compte notamment continuer à se développer sur le créneau des salades bio dont la production devrait atteindre 200 tonnes à fin 2005 et avec lesquelles Fernand Berson compte à terme réaliser environ 10 % de son chiffre d’affaires. La création d’une marque fait également partie des projets caressés par l’industriel, qui mise sur le succès du frais emballé pour assurer sa croissance. A l’avenir, il pourrait également envisager de se positionner sur le marché des salades à préparer (incluant par exemple de la salade, un œuf poché, des crudités et une sauce salade) pour diversifier son activité.

Un marché de volumes aux marges menacées

Pour l’heure, le groupe dirigé par Berson hérite d’un outil industriel permettant le développement d’une gamme sur le créneau des salades « kilo » qui connaissent depuis un an un succès grandissant auprès des enseignes de hard-discount ou de la GMS pour leurs gammes premier prix. « Nous travaillons déjà sur ce créneau avec les magasins Leclerc et Intermarché », explique Fernand Berson. Ce développement des volumes, au détriment de la valeur, selon lui, a été accéléré par le groupe Mix Buffet, gros faiseur en salades traiteur, qui semble avoir eu un impact négatif sur les marges du secteur. Aujourd’hui, en mettant la main sur Brindélices et sur un outil moderne et compétitif, le groupe Berson semble donc mieux armé pour affronter le marché.