Le groupe Salins a annoncé qu’il allait progressivement supprimer 128 postes dans ses unités de production françaises. Le groupe, qui détient également des sites en Tunisie, en Italie et en Espagne subit la chute du marché du sel en France et la concurrence des importations. Pour résister et améliorer sa compétitivité, il projette d’investir 70 millions d’euros dans son outil de production et doit donc réduire ses effectifs pour avoir les financements nécessaires.
Le groupe Salins, leader français du sel regroupant Les Salins du Midi et les Salines de l’Est et propriétaire de la marque La Baleine, a présenté le 19 mai un plan de restructuration à son Comité central d’entreprise. Les effectifs du groupe devraient être progressivement réduits de 128 postes sur les sites de Aigues-Mortes (Gard), Varangéville (Meurthe-et-Moselle) et Nantes (Loire-Atlantique). La CGT craint que 165 emplois soient en fait menacés. Le groupe Salins, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 150 millions d’euros en 2008 (contre 200 millions en 2007) et a produit 1,5 million de tonnes de sel (sur un marché de 3 millions de tonnes), avait déjà supprimé 70 emplois sur son site de Salins de Giraud dans les Bouches-du-Rhône en 2007. Il détient également des sites en Tunisie, en Italie et en Espagne.
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Investir 70 millions d’euros
Le groupe Salins a annoncé dans un communiqué que cette restructuration était indispensable compte tenu des tendances du marché du sel de consommation, qui a baissé de 30 % en volume ces onze dernières années. A cela s’ajoute la baisse de l’utilisation du sel par la chimie. La rentabilité du groupe n’a cessé de se dégrader à cause « de la très forte pression de ses concurrents et des importations, qui ne lui a pas permis de répercuter sur ses prix les hausses très importantes de coûts de production ». Et Salins n’arrive donc plus à financer ses investissements. Le groupe prévoit d’investir 70 millions d’euros sur cinq ans pour améliorer sa productivité, innover et renforcer sa politique de marketing. Quoi qu’il arrive, le groupe devrait conserver la totalité de ses outils industriels.