Nouveaux champs a annoncé, le 23 février, une croissance de 9 % pour son label Zéro résidu de pesticides. Alors que le vin prend son envol, le collectif veut désormais se positionner sur le vrac.
Les produits labellisés Zéro résidu de pesticides affichent une hausse de 9 % du chiffre d’affaires, à 53 millions d’euros (M€) en 2021, a indiqué le collectif Nouveaux champs, porteur de la démarche, lors d’une conférence de presse le 23 février. Cela correspond à 25 000 t de volumes produits et à 33 millions d’UVC. Depuis sa création en 2017, le label affiche 169 M€ de CA cumulés (116 millions d’UVC). Portée essentiellement par la tomate à ses débuts (85 % de l’offre en 2018), cette dernière ne constitue désormais plus que « 48 % des volumes globaux » avec la progression des autres produits, a expliqué le président du collectif Gilles Bertrandias.
Un travail « complexe » sur le vrac
Le label est désormais présent dans six univers : fruits et légumes frais, fruits et légumes surgelés, fruits secs, boissons, produits d’épicerie, et vin. « Les premiers vins zéro résidu ont fait leur apparition dans l’univers de la distribution assez largement en 2021 et cela va continuer », a précisé Gilles Bertrandias. Le collectif prévoit de passer « d’une douzaine » de références vin actuellement à « une vingtaine » en 2022. Il travaille enfin à « l’émergence d’une offre en vrac », y compris pour des fruits tels la pomme et l’abricot actuellement commercialisés en barquettes à petite échelle. L’offre vrac occasionne « un travail un peu complexe », car il faut travailler sur « l’identification » des produits en magasin et répondre à « la problématique du non-mélange » des produits dans les bacs, a étayé le président du collectif.
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À l’heure actuelle, 94 % des produits labellisés Zéro résidu de pesticides par Nouveaux champs sont commercialisés en GMS, et 6 % par les grossistes ciblant la restauration. En 2021, la démarche a réuni plus de 600 exploitants sur 6 200 ha de cultures (dont 5 980 ha en plein champ) pour une trentaine d’espèces. Les producteurs ont réduit « de 49 % » en moyenne leur indice de fréquence de traitement (IFT) par rapport à un itinéraire conventionnel classique, pour un taux de déclassement avant mise en marché de 16 % – deux résultats en ligne avec ceux obtenus l’an passé.