« L’existence » du laboratoire national vétérinaire de Rungis et « la pérennité de ses missions d’appui technique aux services départementaux d’inspection et de contrôle vétérinaire en matière de sécurité alimentaire et de santé publique sont aujourd’hui menacés par les restrictions budgétaires et la réforme de l’Etat dont l’objectif, à terme, est le transfert de ces missions à des opérateurs privés », écrivent les syndicats SYAC-CGT et Union-FO dans un communiqué commun du 6 octobre. A leur demande, les personnels du laboratoire ont été reçus au ministère de l’Agriculture le 4 octobre : ils ont fait part de leur volonté de voir son existence pérénnisée et ses compétences étendues à tous les départements de la région parisienne. La disparition du laboratoire, écrivent-ils, « mettrait directement en péril les missions d’appui technique aux services d’inspection et de contrôle vétérinaire de la région parisienne, notamment en cas d’analyses urgentes (intoxications alimentaires, crise alimentaire, contrôle à l’importation...) sachant que ce service public est le seul compétent dans ces domaines dans la zone comprenant la petite couronne de l’Ile de France (départements 92, 93, 94 et 75) et l’Essonne ». Le ministère de l’Agriculture a fait répondre au personnel qu’aucune décision concernant ce laboratoire n’avait été prise et qu ’il « allait procéder à une expertise technique ».
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