Le Luxembourg a confirmé le 16 janvier son intention d’éliminer l’utilisation du glyphosate sur son territoire d’ici le 31 décembre 2020, en faisant le premier État membre de l’UE à interdire cet herbicide. Le ministre de l’Agriculture, Romain Schneider, a précisé que l’autorisation de mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques contenant du glyphosate serait retirée à partir du 1er février 2020, puis un délai de grâce sera accordé jusqu’au 30 juin pour la vente des stocks existants, et enfin, l’utilisation de ces produits sera autorisée jusqu’au 31 décembre. Les agriculteurs qui renoncent à son utilisation dès 2019-2020 seront indemnisés de 30 € par hectare, de 50 €/ha pour la viticulture et de 100 €/ha pour l’arboriculture. Actuellement, déjà près de 60 % des exploitations agricoles du pays ont renoncé au glyphosate. L’arrêt de l’utilisation du glyphosate fait partie d’une stratégie visant à réduire l’utilisation des produits phytopharmaceutiques de 50 % d’ici 2030 et de 30 % d’ici 2025 pour les produits les plus dangereux ou les plus utilisés. En Autriche, l’herbicide était supposé être interdit – début 2020 mais le gouvernement a fait machine arrière invoquant une faute de procédure (1). La France s’est fixé l’objectif d’interdire le glyphosate en juillet 2021 et l’Allemagne après 2023. L’autorisation de mise sur le marché du glyphosate dans l’UE expire fin 2022.
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(1) Voir n° 3721 du 16/12/2019