La FAO a appelé le 25 juillet à un accroissement de la recherche sur le manioc ainsi qu’à l’extension de cette culture particulièrement présente dans les pays en développement. Le potentiel de cette plante-racine tropicale, denrée vivrière dans 105 pays, « est énorme car ses rendements moyens actuels représentent à peine 20 % de ceux obtenus dans des conditions optimales », estime l’agence des Nations unies, citant les conclusions d’une réunion d’experts tenue en Belgique.
Le manioc, dont la production mondiale était estimée à 236 millions de tonnes en 2006, est la source la plus économique de fabrication de l’amidon et peut être utilisé pour la production de plus de 300 produits industriels, précise la FAO. Estimant que, « en dépit de la demande croissante et de son potentiel de production, le manioc demeure une culture orpheline », elle appelle les gouvernements à faire les investissements nécessaires en recherche et développement pour rendre les produits dérivés du manioc compétitifs à l’échelle internationale.
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« Un créneau porteur est la fermentation de l’amidon (de manioc) pour produire de l’éthanol servant de biocarburant », ajoute notamment la FAO. Mais celle-ci avertit toutefois que « les politiques encourageant le passage aux agrocarburants devrait prendre dûment en compte ses effets sur la production vivrière et la sécurité alimentaire ». Le manioc représente un tiers des apports caloriques quotidiens de près d’un milliard de personnes.