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Produits bio Le marché de l’alimentation bio atteint 3 milliards d’euros

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L’Agence bio a présenté des chiffres record pour l’année 2009. A trois milliards d’euros, le marché de l’alimentation bio atteint 1,9 % du marché alimentaire total, contre 1,1 % en 2005. Dans le même temps, l’approvisionnement issu de l’agriculture française augmente également, avec notamment 86 % de surface supplémentaire en conversion.

Le marché de l’alimentation bio a quasiment doublé en quatre ans, passant de 1,6 milliard d’euros en 2005 à 3 milliards d’euros en 2009. Avec une croissance de 19 % entre 2008 et 2009, qui est uniquement liée à la progression de la consommation, d’après l’Agence bio, l’alimentation bio représente désormais 1,9 % du marché alimentaire total. Trio de tête du marché : les produits laitiers et les œufs (22 %), l’épicerie (19 %) et les fruits et légumes frais (17 %). Et des achats bio qui se font, de plus en plus, dans la grande distribution.

Un niveau d’importations plus élevé qu’en conventionnel
Tout cela explique en partie que 38 % des produits bio achetés en France sont importés. Parce que les produits d’épicerie et certains fruits et légumes viennent de l’étranger (notamment ceux pour lesquels il n’y a pas de production en France). Et parce que la nécessité pour la grande distribution de sécuriser ses approvisionnements implique souvent de se fournir à l’étranger. « C’est plus que pour les produits conventionnels, reconnaît Elisabeth Mercier, directrice de l’Agence bio. Notre objectif est d’arriver à la même proportion de produits importés qu’en conventionnel. La production française suffit à satisfaire la demande pour le vin, la viande bovine et ovine, la volaille et les œufs. Ce sera bientôt le cas pour le lait, grâce aux surfaces en conversion, puis pour les céréales, pour lesquelles le processus est plus long et plus subtil. »

Boom de la production en 2009
Il faut dire que le nombre d’exploitations et la surface dédiés à l’agriculture bio ne cessent d’augmenter. Fin 2009, on comptait 16 446 exploitations bio, soit 23,7 % de plus qu’en 2008 et la surface de terres conduites en bio, à 677 513 ha, a progressé de 16 %. Ce qui porte le nombre d’exploitations bio à 3,14 % et celle des surfaces bio à 2,46 % de la SAU en France métropolitaine. C’est notamment la forte progression des surfaces en conversion (+86 %) qui explique la progression pour l’année 2009 (elles représentent 22 % des surfaces bio). Les surfaces certifiées bio ont, elles, progressé de 5 %.

La grande distribution grande gagnante de la croissance
Si tous les réseaux de distribution enregistrent chaque année une progression du chiffre d’affaires pour l’alimentation bio, ce sont les grandes surfaces alimentaires qui profitent le plus de cette croissance. De 40 % en 2005, leur part de marché est passée à 44,7 % en 2009, avec un chiffre d’affaires en progression de 120 % (soit 1,36 milliard d’euros en 2009). La part de marché des réseaux de distribution spécialisée augmente, mais dans une moindre mesure, de 23 % à 26,5 %, soit un doublement du chiffre d’affaires (805 millions d’euros en 2009). Ces deux circuits progressent au détriment de la distribution bio spécialisée indépendante, des artisans-commerçants (les surgelés sont classés dans la même catégorie) et de la vente directe, même si le chiffre d’affaires de ces trois canaux continue à augmenter. Si l’Agence bio n’a pas pu préciser l’influence de MDD sur la progression en grandes surfaces alimentaires, nul doute qu’elles ont pour certaines largement misé sur cette stratégie.

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