IBMA France (entreprises du biocontrôle) a annoncé le 15 juin une croissance de 9 % du marché du biocontrôle (en valeur) l’an dernier. « En hausse de près de 9 %, le chiffre d’affaires 2020 des produits de biocontrôle en France s’élève à 236 M€ », d’après le syndicat dont le baromètre est constamment dans le vert depuis sa création en 2014. Ce type de solutions, qui regroupe substances naturelles, médiateurs chimiques, macro et micro-organismes, représente « plus de 12 % du marché de la protection des plantes », soit un point de plus par rapport à 2019, ajoute le communiqué. Fort de cette évolution, IBMA confirme son objectif de porter le biocontrôle à 30 % de parts de marché d’ici 2030. Le syndicat compte sur la stratégie nationale de déploiement du biocontrôle, publiée le 10 novembre par le ministère de l’Agriculture. Sa mise en œuvre « devrait répondre aux grands enjeux » que sont le déploiement des solutions existantes, une accélération de la mise en marché des innovations, une simplification de la réglementation en France et dans l’UE. À ce propos, « il est essentiel que les nouvelles substances actives de biocontrôle puissent être examinées prioritairement », déclare la présidente d’IBMA Céline Barthet.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Lire aussi : Biocontrôle : une stratégie nationale pour « lever les freins au développement »
Le contexte décrit par IBMA est « favorable à une accélération de l’innovation sur le biocontrôle », vu que ce secteur figure aussi dans les priorités du plan de relance. Et que les entreprises poussent leur R&D. Une enquête de l’association montre que 61 % d’entre elles ont augmenté ces dernières années leur budget Recherche & Développement dans le biocontrôle. Des travaux qui concernent notamment la viticulture (100 % des entreprises), l’arboriculture (79 %), mais aussi d’autres filières à la traîne comme les grandes cultures, et en particulier les céréales et/ou oléoprotéagineux (100 %), les pommes de terre (89 %), les betteraves (74 %).