Les exportations de vins français progressent. Un regain (principalement en valeur) qui confirme la légère remontée déjà observée en 2005. Le trio de tête des destinations qui achètent le plus reste, dans l’ordre et en valeur, le Royaume-Uni, l’Allemagne et les États-Unis. À l’est, en Europe comme en Asie, des signes intéressants de développement se font sentir. Les importations, elles, poursuivent la baisse amorcée en 2005.
Viniflhor a publié le détail des résultats du commerce extérieur des vins pour l’année 2006. Les exportations ont connu une hausse de 9,9 % en valeur (à hauteur de 6,23 milliards d’euros) pour des volumes de 14,6 millions d’hectolitres qui augmentent de 4 %. Les vins effervescents sont le principal moteur de cette croissance (+10,5 % en volume et +14 % en prix) avec en tête de cortège le champagne. Les VQPRD (vins de qualité produits dans des régions déterminées, qui comprend les A.O.C. et les vins de qualité supérieure) aussi progressent, avec 3 milliards d’euros (+11,1 %) et 5,8 millions d’hectolitres (+1,6 %). Les vins de Bordeaux illustrent cette situation. Ils voient leurs volumes d’exportation augmenter de 1 %, avec 1,81 million d’hectolitres négociés pour 1,27 milliard d’euros, soit 20 % de plus qu’en 2005.
La Chine futur grand importateur de vins français
Il ressort également que la part des exportations à destination de l’Union européenne ne cesse de diminuer. Elle n’atteint plus que 68 % des volumes et 56,9 % des prix, contre respectivement 70 % et 58 % en 2005. Cette baisse se fait au profit du reste du monde, et en particulier de l’Asie et de l’Amérique du Nord. Ces deux destinations représentent désormais respectivement 11,8 % et 21 % des exportations françaises en valeur. L’Asie, avec le Japon en tête, a acheté un peu plus d’un million d’hectolitres (+9,8 %) pour 734 millions d’euros (+24,3 %). Le marché chinois aussi décolle, avec pour les vins de Bordeaux une augmentation de 107 % en volume et de 126 % en valeur. L’empire du milieu reste néanmoins le 11e importateur mondial de Bordeaux (en volume).
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La Russie s’ouvre aux vins de table français
Le marché vers l’Europe de l’Est affiche une belle santé : +70 % en volume et +23,9 % en valeur. C’est la forte demande en vins peu chers, venue de Russie, qui l’explique. Les exportations vers ce pays concernent principalement le vin de table en vrac (+127 % par rapport à 2005). Cette situation est la conséquence de l’embargo russe sur le vin moldave (interdits d’exportation en Russie de mars à décembre 2006 en raison de la découverte dans ces produits de métaux lourds et de pesticides). La Russie qui arrive en 6ème position des importateurs de vins français, n’est que 14 e en termes de valeur.
Des importations en diminution
Avec 5,3 millions d’hectolitres importés pour 485 millions d’euros, la balance commerciale est excédentaire de 5,7 milliards d’euros. Soit une hausse de 10,8 % par rapport à 2005. C’est la deuxième année consécutive que les importations marquent le pas. Avec 5,3 millions d’hl pour 484,8 millions d’euros, les entrées de vins baissent de 3,2 % en volume et de 0,13 % en valeur. Ce sont l’Espagne, le Portugal et surtout le Chili (-29 % en volume et -13,2 en valeur) qui en pâtissent.