La crise de l’élevage extensif était au cœur de tous les débats du Sommet de l’élevage de Clermont-Ferrand. Michel Barnier y est venu le vendredi 3 octobre pour annoncer une aide supplémentaire de 30 millions d’euros aux éleveurs touchés par l’épidémie de FCO. Il également réaffirmé sa volonté d’aider l’élevage extensif dans le cadre du premier pilier de la PAC et de réorienter les soutiens des production végétales au profit de l’animal.
En visite au Sommet de l’élevage de Clermont-Ferrand, vendredi 3 octobre, Michel Barnier, a présenté les premières mesures de son plan de sauvetage de l’élevage extensif. Près de 20 000 éleveurs avaient exprimé leur désarroi le 16 septembre dernier dans les rues de la capitale auvergnate. Le ministre de l’Agriculture a annoncé la mise en place d’un plan de soutien de 30 millions d’euros pour les éleveurs touchés par la fièvre catarrhale ovine. Cette nouvelle enveloppe devrait servir à verser une aide complémentaire aux propriétaires d’animaux morts, à soutenir le maintien dans les exploitations et l’engraissement des animaux interdits d’export ainsi qu’à alimenter le fonds d’allégement des charges pour tenir compte des difficultés de trésorerie. En plus, un million d’euros supplémentaires au 1,1 million déjà proposé par la MSA permettra de financer la prise en charge de cotisations sociales.
D’autres mesures attendues début novembre
Le ministre a également indiqué être en discussion avec l’Espagne et l’Italie pour réviser la réglementation qui conditionne les mouvements d’animaux. « C’est un vrai plan d’urgence qui prend en compte la globalité du problème », s’est félicité le président de la Fédération nationale bovine (FNB), Pierre Chevalier qui attend maintenant des actes. Quant aux mesures de soutien à la trésorerie, il faudra attendre la conférence sur les revenus agricoles programmée pour le début du mois de novembre. Le ministère explore trois pistes : l’allègement des charges financières et sociales (en cours de discussion avec les banques et la MSA), l’allègement de la facture énergétique et la mobilisation des DPU dormants disponibles pour débloquer une aide spécifique d’urgence à l’élevage ovin.
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Soutenir l’élevage dans le cadre du premier pilier
Sur le bilan de santé de la Pac, Michel Barnier a réaffirmé sa volonté de soutenir les systèmes de production valorisant l’herbe dans le cadre du premier pilier par une réorientation des aides et de reconnaître la production d’herbe sans entrer dans le cadre des mesures agro-environnementales. « Ce n’est pas au moment où a lieu une crise financière par manque de gouvernance que nous allons démanteler les systèmes de régulation agricoles », a souligné le ministre. Pour consolider la production ovine, il a aussi assuré l’octroi de soutiens spécifiques à la filière à travers l’article 68 dès que les outils du bilan de santé de la Pac seront disponibles (en novembre). « C’est de l’intérêt de tous, résume Pierre Chevalier, les ruminants consomment 50% des productions végétales françaises ».