Le Modef pose la question des priorités entre productions alimentaire et énergique. Dans un communiqué diffusé le 19 février, le Mouvement de défense des exploitants familiaux prévient que les agriculteurs « deviennent des agro-énergéticiens au détriment de leur mission de production de produits alimentaires de qualité ». L’implantation de projets énergétiques (méthaniseurs, panneaux photovoltaïques et turbines éoliennes) « fait passer les questions agronomiques au second plan ». « Sur le long terme c’est notre modèle agricole qui est en danger et donc la souveraineté alimentaire de notre pays qui est fragilisée : sols appauvris, installation difficile, fermes usines intransmissibles ». Le syndicat d’agriculteurs note que les projets de production d’énergies renouvelables « offrent une manne financière importante », qui compense « des prix faibles depuis plus de deux décennies ». La voie qu’il préconise, c’est de défendre des prix minimums garantis par l’État. Il rappelle à ce propos « qu’un tiers des agriculteurs gagne moins de 350 € par mois en France, 6e puissance mondiale ». Le Modef évoque une demande : un référendum sur la question « un agriculteur français doit-il nourrir la population ou produire de l’énergie ? »
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