Faciliter et promouvoir l’accès des femmes au marché du travail est un élément essentiel du soutien aux zones rurales et devrait devenir une des premières priorités du deuxième pilier de la prochaine Pac, souligne notamment une résolution adoptée le 4 avril par le Parlement européen sur la base d’un rapport de ses commissions de l’agriculture et des droits de la femme (1).
« Il est nécessaire d’assurer l’accès des femmes à la terre et à tous les droits sociaux qu’elles n’ont pas pour le moment car leur travail sur les exploitations familiales n’est pas reconnu et valorisé comme il se doit », a expliqué la démocrate-chrétienne croate Marijana Petir, co-rapporteure.
L’autre rapporteure parlementaire, l’Espagnole Maria Lidia Senra Rodríguez (Gauche unitaire européenne), a notamment déploré que « le fossé salarial entre les hommes et les femmes persiste » et que « le chômage frappe plus les femmes que les hommes » dans les zones rurales. « Beaucoup d’agricultrices ne sont pas considérées comme tel parce qu’elles ne contribuent pas à la sécurité sociale, a-t-elle ajouté. Cela conduit à des disparités pour la retraite et se traduit pour elles par des niveaux massifs de pauvreté. Il est essentiel d’attaquer ce problème à la racine ».
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42 % des personnes travaillant dans les exploitations de l’UE sont des femmes, selon Eurostat (chiffres de 2013). 30 % y exercent en tant que propriétaire et 58 % en tant que membre de la famille.
17 % des gestionnaires d’exploitation ayant une formation agricole complète sont des femmes. La taille moyenne de leur exploitation est de 8 ha, contre 20 ha pour les hommes, avec 8 unités de bétail contre 26.
(1) Voir n° 3585 du 06/03/17