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Le point de vue des présidents d’ateliers

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Sébastien Windsor, président de la chambre d’agriculture de Seine-Maritime et de l’atelier 13 sur le renforcement de l’attractivité des métiers de l’agriculture : « Il me semble fondamental que le monde agricole s’implique dans la recherche de solutions et qu’il soit à la manœuvre dans ces EGA. Pour une fois que l’on nous donne la parole, il faut s’en emparer car il y a trop de gens qui pensent à notre place. À nous de nous impliquer pour aboutir à des solutions pragmatiques et opérationnelles ».

Guy Canivet, ancien premier président de la Cour de cassation, président de l’atelier 7 sur les relations commerciales et contractuelles : « En tant que juriste, je suis rebelle à toute mise en scène. Je vais écouter d’abord, essayer de dégager des problématiques et puis essayer de faire émerger un consensus ».

François Eyraud, directeur général « produits frais » chez Danone et co-président de l’atelier 5 concernant une meilleure rémunération des producteurs : « Dans la filière laitière, nous avons notamment mis en place une démarche innovante en co-construction avec nos éleveurs pour stabiliser et revaloriser le prix du lait via l’intégration des coûts de production dans la formule de calcul du prix du lait. […] Nous sommes convaincus que seule la méthode collaborative peut permettre à chaque partie prenante d’aboutir à des pistes de solutions. »

Rémi Haquin, président d’Adivalor et de l’atelier 3 sur le développement de la bioéconomie et de l’économie circulaire : « Personnellement, j’aborde ces États généraux dans un état d’esprit constructif, pas conflictuel. Soucieux d’un devoir de neutralité et de trouver des solutions pour d’abord créer de la valeur, puis donner une juste rétribution à l’agriculteur. »

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Yves Delaine, directeur général du groupe Avril et président de l’atelier 6 sur l’adaptation des produits agricoles aux besoins des marchés. « C’est une occasion unique de se retrouver autour de la table, d’utiliser notre intelligence collective pour trouver des solutions afin de créer davantage de valeur sur nos filières et parvenir à une meilleure répartition de la valeur. Nous allons travailler principalement sur les outils comme la contractualisation, les cahiers des charges (quantitatif et qualitatif), l’équilibre des forces dans les filières grâce aux organisations de producteurs, les interprofessions… en fonction des différents marchés. »

Jean-Yves Mano, président de l’association CLCV, co-président de l’atelier 1 sur les attentes des consommateurs : « Les consommateurs reconnaissent les difficultés ; ils aiment les agriculteurs, mais aiment-ils l’agriculture ? Il y a une inquiétude qui monte, qui a été encore renforcée avec l’affaire du fipronil. L’augmentation de la qualité ne peut se faire uniquement par le prix au consommateur, mais doit aussi passer par une meilleure répartition de la valeur. »

Dominique Verneau, directeur de production chez Triballat et co-président de l’atelier 1 : « Je ne sens pas de position pré-établie du ministère. Stéphane Travers se dit en faveur de tous les modèles agricoles. Il ne s’agit pas non plus d’enfourner du pâté à un canard avec des acteurs qui imposent leur position. Tout le monde a la science du compromis. »