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«Si l’élevage de porc de montagne disparaît, les bovins seuls ne parviendront pas à rentabiliser les outils d’abattage », a déclaré Jean-Michel Serres, président de la Fédération nationale porcine (FNP), le 14 juin lors de son Assemblée générale. Ce type d’élevage est concentré dans le Massif Central, alors que les éleveurs de porcs de montagne sont concentrés en Bretagne et dans les Pays de la Loire. « L’élevage porcin dans les régions à faible densité de production, et plus particulièrement en zone de montagne, est soumis à un surcoût de production de l’ordre de 10 centimes le kilo », explique Jean-Michel Serres. Une partie des éleveurs de montagne est située dans les zones défavorisées définies par la Politique agricole commune (Pac). À ce titre, les éleveurs ont droit aux Indemnités compensatoires de handicap naturel (ICHN). L’aide européenne peut aider les éleveurs, mais pour la filière ce n’est pas suffisant. La reconnaissance « produit de montagne » par la Commission européenne depuis le 3 janvier 2013 pose un problème. Un des critères définis par l’UE porte sur l’aliments des porcs. La provenance doit être « essentiellement de zones de montagnes ». Moins de 10% des porcs français élevés en montagne remplit cette condition. Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture, affirme vouloir faire baisser ce taux. « Il faut supprimer ce critère », rétorquait un éleveur de porc en colère lors de l’AG de la FNP.
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