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Vin Le prix du vin doit augmenter d’au moins 10% selon la CCVF

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Les indicateurs économiques justifient une hausse des prix du vin à la propriété qui devrait être d’au moins 10%, selon une déclaration de Denis Verdier, président des Vignerons coopérateurs, le 2 septembre à Paris.

La récolte 2010 en France est plus faible que l’ont annoncé les services du ministère, a déclaré Denis Verdier, président des Vignerons coopérateurs (CCVF), le 2 septembre à Paris. Elle serait inférieure à 47 millions d’hl – dont 12 millions d’hl seulement en Languedoc-Roussillon –- alors qu’Agreste l’a estimée début août à 47,7 millions d’hl. Les Vignerons coopérateurs insistent sur le fait que les volumes à vendanger sont moins importants que prévus, que les stocks sont à la baisse et que les exportations ont repris au premier semestre 2010 car ce sont autant d’éléments de nature à entrainer une augmentation des prix.
D’ailleurs, les prix des vins sans IG vendus en vrac sont en hausse d’environ 10 euros/hl depuis le début de la campagne. Ce mouvement devrait se répercuter sur les autres segments de vins, estime la CCVF.
« Il faut que les prix d’achat à la propriété augmentent d’au moins 10% par rapport à la dernière campagne. S’il n’y a pas d’augmentation, il n’y aura bientôt plus de viticulture en France », a déclaré Denis Verdier. « Il faut que la distribution accepte de payer plus cher le vin à la production et au négoce », a t-il poursuivi.

Pas de répercussion au consommateur

Cette hausse doit se faire sans répercussion au consommateur car quand le prix du vin a baissé, la distribution n’a pas répercuté cette baisse aux consommateurs, a remarqué le président de la CCVF.
La LMA, en créant un observatoire officiel des prix et des marges, devrait permettre de connaître la répartition de la valeur ajoutée dans la filière, une transparence de nature à rééquilibrer cette répartition, selon lui. Une première réunion de discussion sur la formation des prix est prévue à Narbonne à la mi-octobre entre le négoce et les caves coopératives.
Ces dernières souhaitent également que soient élaborés au sein des interprofessions des indicateurs de tendances de cours, avec des fourchettes de prix, pour guider les transactions. Elles ont encore appelé de leurs vœux l’accélération des contractualisations entre les producteurs et l’aval de la filière.

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