Le rapport remis par la sénatrice de la Marne le 9 septembre au ministre de l’Agriculture servira de base pour établir les axes prioritaires de l’enseignement agricole des cinq années à venir. Dans un contexte de restrictions budgétaires où les acteurs de la formation agricole sont inquiets pour leur avenir, la rapporteuse appelle à une meilleure gouvernance et des investissements dans l’innovation.
Françoise Ferat, sénatrice de la Marne, a remis mardi 9 septembre à Michel Barnier son rapport préparatoire au 5 e schéma prévisionnel national des formations. Ce document devrait servir de base pour établir les priorités de l’enseignement agricole de la période 2009-2014. Michel Barnier présidera le Conseil national de l’enseignement agricole (CNEA) le 7 octobre où il présentera son plan définitif. Depuis le mois de mai, la sénatrice a rencontré plus de 550 acteurs de l’enseignement agricole (élus régionaux, représentants professionnels et syndicaux…) pour faire le point sur leur conception de l’enseignement agricole et leurs attentes pour son avenir.
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Des investissements nécessaires
Il ressort que les personnes interrogées s’inquiètent de la réduction des moyens budgétaires et regrettent l’inadaptation de la gouvernance de l’enseignement agricole. Les professionnels auditionnés demandent aussi plus de liberté pour les établissements et les régions dans le cadre du plan national, c’est-à-dire plus de décentralisation et de déconcentration pour gagner en réactivité et capacité d’initiative. Au vu du diagnostic, le rapport préconise de clarifier les spécificités de l’enseignement agricole, « véritable alternative éducative ». Un investissement considérable sera également nécessaire en matière de recherche et de transfert d’innovation pour répondre aux attentes de la société. Enfin, la sénatrice souligne l’importance de ne pas délaisser le secteur de la production au profit de ceux de l’aménagement et des services : les affirmations ministérielles dans ce domaine doivent « être assorties de modalités opératoires y compris au niveau budgétaire », indique le rapport.