Selon les données provisoires de la commission des comptes de l’agriculture, le revenu des actifs agricoles a baissé en 2003 de 0,8% au global et de 2% si l’on ne tient compte que des exploitants agricoles.
La commission des comptes de l’agriculture, qui s’est réunie le 29 juin, a précisé les données sur l’évolution du revenu agricole en 2003. Selon celles-ci, le revenu des actifs agricoles a baissé l’an dernier de 0,8 %. Si l’on ne tient compte que des exploitations (en excluant les salariés), cette baisse atteint même 2 % en euros constants selon l’Insee. Une évolution préoccupante, d’autant qu’elle intervient après une diminution de 1,9 % par an sur les années 1999 à 2003. Elle est due en grande partie aux effets de la sécheresse et de la canicule et en dépit d’une forte hausse des subventions (2,6 milliards d’euros contre 1,9 milliard en 2002).
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Une année noire pour les vins d’appellation
Cette baisse de revenu n’est cependant pas générale et révèle des écarts très importants. Par type de production, les évolutions sont les suivantes (résultat agricole par actif en termes réels en 2003) : bovins viande : +10 % ; maraîchage et fleurs : +8 % ; bovins mixtes : +5 % ; bovins lait : +5 % ; fruits : +5 % ; polyculture : +3 % ; ovins : +2 % ; hors sol : +0,4 % ; vins autres qu’AOC : -2 % ; céréales et oléoprotéagineux : -2 % ; vins d’appellation : -29 %. La production agricole recule de 8,8%, mais les prix progressent en moyenne de 7,6%, et les subventions augmentent grâce aux aides mises en place dans le cadre des procédures des calamités agricoles. L’évolution du revenu est très favorable pour les départements spécialisés dans les productions légumières et fruitières, sauf pour les départements de la vallée du Rhône dont la production a chuté suite aux gelées. Le résultat est orienté à la baisse pour les départements viticoles – exception faite des départements qui associent viticulture et productions fruitières – et pour les départements de grandes cultures, sauf pour le Nord où la baisse des volumes est plus que compensée par la hausse des prix. Pour les départements d’élevage, l’évolution du revenu est assez favorable : la bonne conjoncture de l’élevage bovin et les aides publiques ont compensé les effets de la sécheresse.