Le secteur viticole européen s’oppose au projet de l’UE de diminution des aides communautaires à la promotion de certains produits agricoles comme le vin, la viande rouge et la charcuterie, qui est mis en avant au nom du Plan cancer européen. La réaction du secteur viticole face à cette menace est ressortie lors d’une téléconférence organisée le 3 mai par l’Association des régions européennes viticoles (Arev). « Le vin fait partie de l’héritage culturel, ce n’est pas un poison. Il n’y a pas de mauvais produits, mais de mauvaises habitudes », a déclaré Aly Léornardy (Luxembourg), vice-président de l’Arev. « Nous ne pouvons pas accepter d’être considérés comme des empoisonneurs et que les aides à la promotion soient démantelées pour des raisons hygiénistes. Nous constatons que la DG Agri de la Commission ne nous entend plus depuis un an », a déploré Thierry Coste, viticulteur français invité en tant qu’ancien président du groupe « vin » du Copa-Cogeca.
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Le Plan cancer, présenté en février à Bruxelles par la DG Santé de la Commission, recommande une réorientation des aides à la promotion vers le bio notamment. La politique de promotion est en train d’être révisée, dans le cadre de la Stratégie de la ferme à la fourchette et l’arbitrage sera rendu à la fin de l’année. En attendant, le secteur viticole s’attache à montrer que ce qu’il promeut à travers le vin, ce n’est pas l’alcool qui est dans le produit mais la dimension culturelle. « Le vin est l’image de marque de l’Europe. C’est un produit culturel. Il est aussi une des pierres angulaires de la construction européenne », a souligné Francisco Martínez Arroyo, secrétaire général de l’Arev, et ministre de l’Agriculture de la Castilla-La Mancha (Espagne).