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Le Ser travaille à rapprocher agriculture et photovoltaïque

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Dans un contexte de débats sur le photovoltaïque où l’agriculture a occupé le devant de la scène au Parlement, le Ser « entend stimuler la réflexion et les rapprochements entre acteurs autour de synergies bénéfiques pour le monde agricole comme pour la transition énergétique », a-t-il indiqué le 15 décembre, présentant une brochure de vingt pages. Ce document, intitulé « L’énergie photovoltaïque dans le monde agricole » se veut « un panorama non-exhaustif des associations possibles émergeant à la croisée des enjeux énergétiques et agricoles ». Il expose des exemples divers de réalisations concrètes bénéfiques « du mariage entre agriculture et photovoltaïque » : serres, ombrières, toitures, centrales au sol au-dessus de vergers ou d’élevages ovins. Ces témoignages de réalisations diverses « préfigurent l’éventail des associations possibles » entre les acteurs de la filière photovoltaïque et les agriculteurs, espère le Ser.

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« La Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) fixe un objectif ambitieux de 35 GW à 44 GW de capacités installées en 2028 d’électricité photovoltaïque. Pour parvenir à l’objectif, il faudrait accroître la production de 3 à 4 GW par an, or l’accroissement est d’un GW par an. Nous devons accélérer », a mis en garde Jean-Bal, président du Ser, lors du webinaire. Réaliser l’objectif nécessiterait de mobiliser 18 à 27 000 ha, soit 3 à 4 000 ha par an, selon lui. Anticipant les critiques sur l’emprise foncière, il a rappelé que chaque année l’artificialisation des terres agricoles galope à raison de 55 000 ha. « L’agriculture représente 30 Mha sur les 55 Mha du territoire français. L’électricité photovoltaïque a la vertu de pouvoir être déployée sur tout type de surface, au sol comme en toiture, en façade ou sur des ombrières. C’est donc tout naturellement que les acteurs du monde agricole et de la filière photovoltaïque se sont engagés dans de multiples collaborations depuis plus de dix ans maintenant ».

Mobiliser 18 à 27 000 ha, soit 3 à 4 000 ha par an