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Le Snia craint des relations commerciales « complexifiées » par le projet de loi EGAlim

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Le Snia (industrie de la nutrition animale) a exprimé le 18 mai ses craintes de voir le projet de loi EGAlim « complexifier les relations commerciales ». « Nous avons quelques craintes sur des dispositions dont le cumul viendrait complexifier les relations commerciales au risque de perdre des marchés ou encore de renchérir nos coûts sans finalement répondre à l’objectif politique qui est aussi le nôtre : redonner de la valeur, une meilleure rentabilité au niveau de la production agricole », a déclaré en AG le président François Cholat. Au sujet de la contractualisation rénovée, il a dit « attendre cette refonte mais dans un sens de simplification ». Le sénateur Michel Raison (LR, Haute-Saône) a lui aussi mis en garde contre une « complexité administrative supplémentaire », relevant toutefois que la contractualisation concerne « un très petit nombre d’agriculteurs ». « Ne rigidifions pas trop ! », a-t-il lancé.

Ce congrès du Snia, quelques jours avant l’examen du projet de loi EGAlim à l’Assemblée, a largement commenté le texte soumis aux députés. « Arrêtons de tout légiférer dans le commerce ! », s’est plaint le d.g. du groupe agroalimentaire LDC, Gilles Huttepain, soulignant le besoin qu’ont les industriels de mener des promotions en magasin.

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Thème « largement oublié » dans le cadre des EGA, selon François Cholat, la compétitivité est ressortie lors des tables rondes. Notamment lorsque le vice-président de la FNSEA Etienne Gangneron a critiqué un « rajout de charges sur les producteurs » à travers plusieurs articles sur le bien-être animal dans le projet de loi.

Un amendement est salué par le Snia, qui concerne « une nouvelle mention valorisante pour les filières à haute valeur nutritionnelle », a dit François Cholat. L’intérêt est de « mettre en avant le lien entre qualité de l’alimentation des animaux et la qualité des denrées alimentaires », selon lui. Cette mention valorisante permettra de « faire connaître les efforts des éleveurs et des acteurs engagés depuis de nombreuses années », a-t-il dit, citant comme exemple la démarche Bleu-Blanc-Cœur. Pour autant, elle risque de ne pas voir le jour, un amendement de suppression ayant été déposé par le gouvernement.