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Viandes/Syndicat Le Sniv et le SNCP s’unissent pour soutenir la compétitivité des entreprises

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Le Sniv-SNCP s’est réuni en assemblée générale le 29 septembre. L’occasion, pour la nouvelle structure commune unissant les deux syndicats et la section bétail et viandes de Coop de France, de développer son analyse de la situation actuelle du secteur français de la viande, les raisons de ses difficultés, et les solutions à y apporter. Jean-Paul Bigard, qui préside le syndicat, en a profité pour tacler la LME et les associations de protection des animaux.

Réunis pour la première fois en assemblée générale commune le 29 septembre, le Sniv (Syndicat national de l’industrie de la viande) et le SNCP (Syndicat national du commerce du porc) ont redit leur volonté de concourir au développement de l’industrie de la viande. Les deux syndicats, qui se sont regroupés en une structure unique (1) en mars dernier (à laquelle s’est ajouté la section bétail et viandes de Coop de France), ont demandé aux pouvoirs publics de « ne pas céder aux sirènes du prix le plus bas » et de prendre des mesures pour soutenir les exportations. Le Sniv-SNCP représente 70 % de l’effectif salarié du secteur, 81 % des abattages français d’animaux de boucherie et 87 % des exportations de viandes françaises. « Face aux défis qui sont devant nous, nous devons aller plus loin », a affirmé Jean-Paul Bigard président du Sniv-SNCP lors de la conclusion de l’assemblée générale, avant de poursuivre : « Toutes les entreprises d’abattage et de transformation de viandes devront un jour former une seule équipe ».

Critiques de la LME
L’assemblée générale du Sniv-SNCP a été l’occasion pour Jean-Paul Bigard de critiquer vivement la LME (Loi de modernisation de l’économie) qui est, selon lui, un accélérateur de la guerre des prix que se livrent les distributeurs entre eux : « Nos viandes ne sont plus que des produits d’appel, comme la lessive ou l’essence. Le consommateur ne choisit plus une viande mais un prix. Avec des dégâts terribles sur l’image de nos produits ». Plus globalement, le p.-d.g du groupe Bigard a développé une analyse sans concession du secteur français de la viande : exportations de porcs qui s’effondrent de 40 % depuis le début de l’année, des stocks pleins de viandes congelées, des trésoreries exsangues… Le verdict est sans appel : « Depuis 25 ans, nous n’avons jamais connu une telle situation ».

Proposer des solutions
Pour le syndicat, les solutions existent : créer une véritable politique industrielle pour les filières viandes, continuer le mouvement de restructuration, l’association des coopératives au privé, redonner de la compétitivité aux entreprises en réduisant les surcoûts et les distorsions de concurrence… Le Sniv-SNCP compte bien défendre ses idées dans le large débat sur la modernisation de l’agriculture engagé par le ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche Bruno Le Maire.

Défendre l’industrie de la viande
Jean-Paul Bigard a également profité de l’assemblée générale du Sniv-SNCP pour défendre l’industrie de la viande face aux attaques récurrentes des associations de protection des animaux : « Toutes les attaques que nous subissons et qui utilisent des images d’abattoirs ou d’élevages industriels n’ont en fait qu’une seule visée : la promotion de l’idéologie du végétarisme, l’abolition pure et simple de la consommation de viande et de l’élevage pour se nourrir ».

(1) Cf Agra alimentation n°2058 p 16 du 19 mars 2009

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